Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo Ani
Le leader druze Walid Joumblatt a affirmé dimanche que la crise politique née des incidents armés de Qabr Chmoun (caza de Aley), il y a près d'un mois, "n'est plus locale".
"Il semble que la crise née des incidents de Qabr Chmoun, qui a commencé à Choueifate n'est plus locale, comme certains propos provenant d'une force politique active", a écrit M. Joumblatt sur son compte Twitter. "En plus, on refuse le budget pour des raisons contraires à la Constitution. Il serait utile de comprendre ce qui se cache derrière ces provocations. A ce titre, je ne trouve pas utile une réunion à Baabda qui dépasserait la Constitution", a-t-il ajouté.
Plus tard dans la matinée, M. Joumblatt a supprimé ce tweet avant d'en publier un autre. "Il semble que le conflit politique actuel, comme l'a expliqué un parti local et régional ne se limite pas à Bassatine ou Choueifat. Ainsi, une réunion à Baabda est inutile. Pourquoi cette nouvelle animosité ? (...) A la fin, où est Taëf", conclut le leader druze.
Samedi, le Parti démocratique libanais de Talal Arslane, rival traditionnel de M. Joumblatt sur la scène druze, a accusé un partisan du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt d'avoir tenté dans la nuit de vendredi à samedi "d'entrer par la force" au domicile du ministre d’État pour les Affaires des réfugiés et membre du PDL, Saleh Gharib. Le PSP a répondu, assurant que l'homme "n'est pas un partisan" et rentrait chez lui "paisiblement".
Le 30 juin, alors que des partisans du PSP manifestaient contre la visite dans certains villages du caza de Aley du chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil, des échanges de tirs ont eu lieu à Qabr Chmoun entre les éléments du convoi de M. Gharib et les manifestants joumblattistes. Deux personnes se trouvant dans le convoi de M. Gharib ont été tuées au cours de l'échange de tirs.
Depuis, Talal Arslane, qui parle d'"embuscade" et de "tentative d'assassinat" du ministre, exige que les auteurs des violences soient déférés devant la Cour de justice, une instance d'exception. Ce que Walid Joumblatt et ses alliés refusent catégoriquement. Le gouvernement de Saad Hariri ne s'est plus réuni depuis, en raison de ces divergences.


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