Le positionnement politique du parti Syriza, qui vient de perdre le pouvoir en Grèce au profit d’un parti de droite, est décrit ainsi dans Wikipédia : « Actuellement : Centre gauche à gauche. Historiquement : Gauche radicale à extrême gauche. » On ne saurait mieux dire.
Il y a quatre ans, à la demande du peuple grec, le gouvernement d’Alexis Tsípras devait rejeter les mesures d’austérité commandées par la troïka. Dix petits jours plus tard, il les acceptait. L’exercice du pouvoir a enlevé toutes ses illusions à Syriza.
Ce parti de gauche radicale lorsqu’il était dans l’opposition me fait beaucoup penser à Québec solidaire (QS). S’il prend un jour le pouvoir, QS réalisera lui aussi rapidement que s’en prendre au capitalisme dans le seul Québec est voué à l’échec. Même s’ils se montrent impitoyables entre eux, les capitalistes se tiennent les coudes pour protéger leur système. Toutes mesures radicales qui seraient adoptées par un éventuel gouvernement quésoliste seraient punies : fuite de capitaux ; perte de sièges sociaux ; délocalisation d’usines ; etc. Ce n’est pas un Québec en banqueroute qui fera l’indépendance.
La solution ? Créer une nouvelle Internationale socialiste qui ferait de la lutte aux changements climatiques la première des priorités. C’est justement ce qui fera tomber le capitalisme un jour : le cataclysme planétaire résultant du dérèglement climatique. Mais il sera alors probablement trop tard pour la grande majorité d’entre nous. Ceux qui le pourront liront cette épitaphe : « Ci-gisent les victimes du capitalisme carnassier, qui nous aura menés à notre perte. »
Montréal-Québec
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