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Sport - Football / Coupe D’Afrique Des Nations

Un tournoi comme une pochette-surprise...

La communion entre un peuple et son équipe de foot, samedi dans les rues d’Alger. Les Fennecs ont dessiné une seconde étoile sur leur maillot, en remportant la Coupe d’Afrique des nations de football 29 ans après leur premier titre. En finale, vendredi tard dans la nuit au Caire, l’Algérie a battu le Sénégal (1-0). Photo AFP

L’Algérie sacrée, Madagascar qui étonne, Mohammad Salah qui déçoit, stades vides : la première Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football à 24 pays, qui s’est terminée vendredi dernier en Égypte par le titre des Fennecs, a offert quatre semaines de surprises et de déceptions.

Tops

L’Algérie historique ! Les Fennecs ont dessiné une seconde étoile sur leur maillot, en remportant le titre 29 ans après celui de 1990. Si elle était arrivée sur la pointe des pieds en Égypte, l’équipe de Riyad Mahrez s’est révélée jusqu’à devenir la maîtresse du continent, en toute logique. En plein mouvement de protestation contre l’élite politique au pays, ce sacre prend une dimension particulière, relevée par la présence de milliers de fans au Caire.

Que de surprises ! Dans la lignée d’une Ligue des champions (C1) d’Afrique au scénario fou, cette CAN a déjoué les pronostics. Madagascar, pour sa première participation, et le Bénin ont apporté de la fraîcheur en atteignant les quarts de finale, après avoir éliminé respectivement la RD Congo (2-2 a.p., 4-2 aux t.a.b.) et le Maroc (1-1 a.p., 4-1 aux t.a.b.). Plus que de la fraîcheur, l’Afrique du Sud a glacé l’Égypte, lors d’un 8e de finale historique (1-0).

Cissé et Belmadi, ou la naissance de deux coaches. Le Sénégalais Aliou Cissé et l’Algérien Djamel Belmadi ont été les deux premiers coaches africains à s’affronter en finale depuis 1998. Au-delà de leurs points communs – même âge (43 ans), même ville d’enfance, même carrière de joueur en France –, ils incarnent la nouvelle vague des talentueux techniciens issus du cru. Prometteurs.

Flops

Salah, étoile en berne. L’icône locale Mohammad Salah a vécu une quinzaine désastreuse. En plus de l’élimination piteuse dès les 8es, il a éveillé la colère d’une partie des Égyptiens pour sa prise de position dans le scandale autour de son coéquipier Amr Warda. La star de Liverpool a soutenu le joueur accusé par plusieurs femmes de harcèlement sexuel. « Je suis très triste, a écrit l’attaquant dans un tweet. Nous allons apprendre de nos erreurs. Le meilleur pour la sélection reste à venir. »

Stades cherchent fans. À part pour les matches du pays hôte et la finale, les enceintes de la CAN 2019 ont été vides. Les tensions sécuritaires ont dissuadé certains. S’ajoutent également le processus parfois chaotique pour obtenir le Fan ID ainsi que le prix des places, jugé trop cher. L’élimination précoce des Pharaons a aussi plombé l’ambiance au Caire, qui s’est vite détournée du tournoi. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, a déclaré qu’il préférait voir des tribunes vides que déroger au plan de sécurité des autorités.

Hervé Renard, une fin cruelle. Le sélectionneur français du Maroc a échoué dans sa quête d’obtenir une troisième CAN. L’élimination en 8es face au modeste Bénin, avec un penalty raté par Hakim Ziyech – star qui a raté son tournoi –, donne à son bilan égyptien des allures de naufrage. « C’est moi qui dois assumer », avait déclaré le coach. Hier, il annonçait sa démission dans un communiqué posté sur son compte Twitter. « Il est temps pour moi de clore ce long et beau chapitre de ma vie, non sans une certaine émotion et tristesse, mais c’est une décision inéluctable prise bien avant la CAN », a écrit le sélectionneur arrivé en 2016 et resté 41 mois à la tête de l’équipe nationale marocaine.

Source : AFP

L’Algérie sacrée, Madagascar qui étonne, Mohammad Salah qui déçoit, stades vides : la première Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football à 24 pays, qui s’est terminée vendredi dernier en Égypte par le titre des Fennecs, a offert quatre semaines de surprises et de déceptions.TopsL’Algérie historique ! Les Fennecs ont dessiné une seconde étoile sur leur maillot, en remportant le titre 29 ans après celui de 1990. Si elle était arrivée sur la pointe des pieds en Égypte, l’équipe de Riyad Mahrez s’est révélée jusqu’à devenir la maîtresse du continent, en toute logique. En plein mouvement de protestation contre l’élite politique au pays, ce sacre prend une dimension particulière, relevée par la présence de milliers de fans au Caire.Que de surprises ! Dans la lignée d’une Ligue des...
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