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Liban - Éducation

Chehayeb craint une année scolaire difficile pour l’école publique

Une vue de la réunion présidée par le ministre de l’Éducation Akram Chehayeb, en présence du directeur général du ministère Fady Yarak. Photo DR

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Akram Chehayeb, a exprimé hier sa crainte d’une « année scolaire difficile dans l’enseignement public », en raison de l’interdiction d’embaucher de nouveaux enseignants, cadrés ou contractuels, pour remplacer les 1 200 départs à la retraite annuels. « Nous travaillerons avec les forces actives disponibles, cadrées ou contractuelles, pour combler le vide occasionné par les départs à la retraite », a-t-il assuré, précisant que les directeurs et les surveillants pourraient aussi assurer nombre d’heures d’enseignement.

C’est lors d’une réunion au ministère qui a regroupé les responsables des cycles d’enseignement et des responsables régionaux que le ministre de l’Éducation a tenu ces propos. Parallèlement à cette interdiction, a-t-il poursuivi, les autorités s’attendent à un « rush de nouveaux arrivants qui quittent l’école privée pour l’école publique à cause de la crise économique ». M. Chehayeb a promis dans ce cadre que « chaque élève libanais aura sa place à l’école publique ». Il a toutefois demandé aux responsables régionaux « d’étudier de manière approfondie les dossiers des établissements publics boiteux ou qui comptent moins de 50 élèves », et ce dans l’objectif « d’étudier leur situation ou d’envisager leur fusion avec des écoles voisines ».

Le ministre de l’Éducation n’a pas manqué de saluer les directions centrale et régionale pour le bon déroulement des examens officiels, malgré les conditions de sécurité « anormales » dans lesquelles elles ont eu lieu. « Les caméras ont rempli leur mission et permis, avec d’autres mesures certes, d’instaurer les conditions adéquates aux surveillants d’épreuves », a-t-il dit. Et de préciser que « la présence de caméras a empêché les personnes d’influence d’exercer des pressions auprès des surveillants des épreuves et des enseignants ». Le ministre évoquait les pressions exercées depuis toujours par ces personnes lors des épreuves d’examens officiels, pour permettre à tel ou tel candidat de tricher ou d’être aidé.

Au moment où le ministre Chehayeb s’exprimait, et alors que le Parlement était réuni en session plénière pour l’étude du budget, la ligue des retraités de l’enseignement public de base et secondaire protestait place des Martyrs contre toute atteinte aux salaires et pensions de retraite.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Akram Chehayeb, a exprimé hier sa crainte d’une « année scolaire difficile dans l’enseignement public », en raison de l’interdiction d’embaucher de nouveaux enseignants, cadrés ou contractuels, pour remplacer les 1 200 départs à la retraite annuels. « Nous travaillerons avec les forces actives disponibles, cadrées ou contractuelles, pour combler le vide occasionné par les départs à la retraite », a-t-il assuré, précisant que les directeurs et les surveillants pourraient aussi assurer nombre d’heures d’enseignement. C’est lors d’une réunion au ministère qui a regroupé les responsables des cycles d’enseignement et des responsables régionaux que le ministre de l’Éducation a tenu ces propos. Parallèlement à...
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