Le Bloc national (BN) a estimé hier que « les chiffres publiés par la Banque centrale montrent une aggravation du déficit de la balance des paiements à un niveau que le Liban n’a jamais connu depuis l’indépendance ».
« Cette crise, qui peut torpiller les réserves de la Banque centrale en devises, n’est pas seulement économique, en termes de déficit de la balance commerciale ou du budget de l’État, mais politique en premier lieu dans les circonstances actuelles », a indiqué le parti dans un communiqué.
« La fuite de fonds du Liban, en dépit des avantages considérables que présente son secteur bancaire, est avant tout un indicateur de méfiance, pas seulement vis-à-vis de l’économie du Liban et de sa capacité à se redresser, mais aussi de son directoire politique », ajoute le texte.
« Quel investisseur ferait confiance à un gouvernement dont le souci des membres est de s’exclure mutuellement et de renforcer les dissensions qui provoquent la mort des citoyens, comme si l’être humain ne valait rien, en plus de se partager les ressources de l’État, c’est-à-dire les fonds des citoyens, à des fins clientélistes ? » s’est interrogé le BN.
Et de conclure : « Face à la violence dans laquelle se retrouvent happés certains responsable et face à la tragédie que constitue la chute de victimes, la grande majorité des citoyens restent alertes devant les pièges successifs que leurs tendent les partis sectaires. Gare à leur intifada ! »

