Des Iraniens participant à la procession funéraire de 150 soldats iraniens décédés pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), dont les dépouilles ont été récemment découvertes dans des zones de combats, le 27 juin 2019. Photo AFP
Téhéran a célébré jeudi en grande pompe les funérailles de près de "150 martyrs" de la guerre Iran-Irak lors d'une cérémonie au cours de laquelle les autorités ont exalté la "résistance" face à l'"ennemi principal" : les Etats-Unis.
Une foule compacte s'est rassemblée dès 09h30 (05h00 GMT) devant l'Université de Téhéran autour de chapiteaux mobiles dressés rue Enghelab ("Révolution" en persan) pour abriter les cercueils des "loyaux compagnons" sous un soleil déjà accablant, ont constaté des journalistes de l'AFP. Sans donner de chiffre précis, la télévision d'Etat a parlé d'une "foule immense".
La guerre Iran-Irak (1980-1988) a beau s'être achevée il y a plus de trente ans, l'Iran organise régulièrement des funérailles pour des soldats dont les restes sont soit restitués par l'Irak, soit découverts dans les zones des combats, qui se sont déroulés essentiellement en Iran.
Selon la presse iranienne, les cercueils exposés rue Enghelab contenaient les dépouilles ou les restes de 148 soldats tombés pendant la guerre Iran-Irak, dont 35 seulement ont été identifiés, et de deux "défenseurs des lieux saints", ainsi que sont appelés les "volontaires" partis combattre en Syrie, où l'Iran apporte un soutien militaire au dirigeant Bachar al-Assad. Dans la foule, hommes et femmes arboraient des glaïeuls, blancs, rouges ou roses, ainsi que des portraits du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
"Il est de notre devoir d'écouter ces messages de grandeur, de persévérance et de résistance qui réveillent en nous le sens des responsabilités", a déclaré à la foule Ebrahim Raïssi, chef de l'Autorité judiciaire, en faisant référence aux "testaments" écrits par les soldats avant de monter au combat. "Nous nous ressourcerons du sang des martyrs. C'est ce sang qui a arrosé et abreuve le grand arbre fécond de la Révolution islamique", a-t-il ajouté.
M. Raïssi est également revenu sur la nouvelle crise entre l'Iran et les Etats-Unis, sur fond d'escalade militaire dans la région du Golfe, et notamment sur le drone américain que l'Iran a abattu le 20 juin. "La main bénie qui a attaqué le drone américain a confirmé que pour résister devant l'ennemi la République islamique n'a aucune hésitation", a-t-il affirmé. "La République islamique reconnaît l'Amérique comme l'ennemi principal devant le régime sioniste (Israël, ndlr) et, avec toute sa force, est capable de les amener à repentance", a encore déclaré M. Raïssi avant que le cortège funèbre ne s'ébranle en direction de "Meraj al-Shohada" ("Ascension des martyrs"), un lieu de mémoire du centre de la capitale.
Une foule compacte s'est rassemblée dès 09h30 (05h00 GMT) devant l'Université de Téhéran autour de chapiteaux mobiles dressés rue Enghelab ("Révolution" en persan) pour abriter les cercueils des "loyaux compagnons" sous un soleil déjà accablant, ont constaté des journalistes de l'AFP. Sans donner de chiffre précis, la télévision d'Etat a parlé d'une "foule immense".La guerre Iran-Irak (1980-1988) a beau s'être achevée il y a plus de trente ans, l'Iran organise régulièrement des funérailles pour des soldats dont les restes sont soit restitués par l'Irak, soit découverts dans...

