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Algérie: deux anciens ministres placés sous contrôle judiciaire

Deux anciens ministres algériens, en poste sous l'ex-président Abdelaziz Bouteflika, ont été placés dimanche sous contrôle judiciaire à l'issue d'auditions menées dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption, a annoncé la Cour suprême.

Karim Djoudi, ministre des Finances de 2007 à 2014, poursuivi pour "dilapidation de deniers publics et abus de fonction", a été placé sous contrôle judiciaire après avoir été entendu par une juge d'instruction de la Cour suprême, a précisé cette institution dans un communiqué reçu par l'AFP.

L'ancien ministre des Transports Amar Tou, en poste de 2008 à 2013, poursuivi pour "dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d'indus privilèges", a également été placé sous contrôle judiciaire, selon la même source.

Cette mesure prévoit le retrait des passeports diplomatiques et ordinaires des deux anciens ministres et l'obligation de se présenter une fois par mois chez le juge, est-il indiqué dans le communiqué.

La Cour suprême est la seule juridiction compétente pour instruire les infractions qu'auraient commises dans l'exercice de leurs fonctions les membres du gouvernement, les walis (préfets) et de hauts magistrats.

MM. Djoudi et Tou font partie des 12 anciens responsables algériens qui font l'objet d'enquêtes préliminaires pour des faits à caractère pénal.

La semaine dernière, un juge a placé en détention préventive Ahmed Ouyahia et Abdelamalek Sellal, deux anciens Premiers ministres de M. Bouteflika, l'ex-président contraint à la démission le 2 avril par un mouvement de contestation inédit après 20 ans au pouvoir.

L'ancien ministre du Commerce Amara Benyounes avait lui été placé en détention provisoire à la prison d'El Harrach à Alger et l'ex-ministre des Travaux publics, Abdelghani Zaalane, placé sous contrôle judiciaire.

Depuis la démission d'Abdelaziz Bouteflika, la justice algérienne a lancé plusieurs enquêtes et placé en détention provisoire de puissants hommes d'affaires, la plupart soupçonnés d'avoir profité de leurs liens avec le chef de l'Etat déchu ou de son entourage pour obtenir des avantages ou des marchés publics.

Les observateurs craignent que ces arrestations servent à offrir des "têtes" au mouvement de contestation tout en procédant à une "purge" au sein du pouvoir dans le cadre de luttes des clans au sommet.

Deux anciens ministres algériens, en poste sous l'ex-président Abdelaziz Bouteflika, ont été placés dimanche sous contrôle judiciaire à l'issue d'auditions menées dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption, a annoncé la Cour suprême.Karim Djoudi, ministre des Finances de 2007 à 2014, poursuivi pour "dilapidation de deniers publics et abus de fonction", a été placé sous contrôle judiciaire après avoir été entendu par une juge d'instruction de la Cour suprême, a précisé cette institution dans un communiqué reçu par l'AFP.L'ancien ministre des Transports Amar Tou, en poste de 2008 à 2013, poursuivi pour "dilapidation de deniers publics, abus de fonction et octroi d'indus privilèges", a également été placé sous contrôle judiciaire, selon la même source.Cette mesure prévoit le retrait des...