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Liban - Partis

Joumblatt met en garde contre une dérive dictatoriale

Walid Joumblatt. Photo Marwan Assaf

C’est, comme à son habitude, en quelques lignes, sur son compte Twitter, que le chef du Parti socialiste progressiste, l’ancien député Walid Joumblatt, a adressé hier une mise en garde contre une dérive dictatoriale et sécuritaire du pouvoir, notamment à la suite des polémiques entre les différents pôles sur fond de crispations régionales.

« Le colonialisme qui détenait des pays entiers dans le monde arabe a disparu. Les militaires l’ont remplacé. Au Soudan, les militaires et les forces réactionnaires qui leur sont alliées ont révélé leurs véritables intentions dans le massacre d’aujourd’hui », a indiqué M. Joumblatt, en allusion à la tournure sanglante prise hier par le bras de fer entre les généraux au pouvoir et la contestation populaire, à la suite de la dispersion d’un sit-in de manifestants à Khartoum, qui a fait au moins 13 morts.

« Seul le maréchal Abdel Rahman Swar al-Dahab (ancien président du Conseil militaire de transition du Soudan entre 1985 et 1986, NDLR) a tenu promesse et a livré le pouvoir avant de s’en aller. En espérant que le fléau ne touche pas le Liban, où nous voyons les janjawid poindre à l’horizon », a ajouté Walid Joumblatt. Il n’a pas précisé à qui il se référait en utilisant l’image des janjawid, ces miliciens du Darfour, au Soudan, se désignant comme arabes et encouragés en 2003 par les autorités soudanaises à terroriser les populations non arabes de la région. Des sources politiques bien informées indiquent qu’il s’agirait d’une mise en garde contre une dérive sécuritaire du pouvoir, et que ce serait l’exploitation du département de la Sécurité de l’État par Gebran Bassil, le « nouveau Omar al-Bachir local », qui serait la cible des propos du chef du PSP.

Ce dernier, à l’instar des différents cadres du PSP, restait cependant injoignable hier pour confirmer à L’Orient-Le Jour cette interprétation.

Si M. Joumblatt est resté énigmatique quant au destinataire de son tweet, il l’a accompagné d’une photo de l’acteur Sacha Baron Cohen dans le film The Dictator de Larry Charles (2012), où Cohen campe un dictateur loufoque, l’amiral général Aladeen, désigné leader suprême dès l’âge de six ans, et en visite aux États-Unis en dépit de sa haine farouche de l’Occident.

C’est, comme à son habitude, en quelques lignes, sur son compte Twitter, que le chef du Parti socialiste progressiste, l’ancien député Walid Joumblatt, a adressé hier une mise en garde contre une dérive dictatoriale et sécuritaire du pouvoir, notamment à la suite des polémiques entre les différents pôles sur fond de crispations régionales. « Le colonialisme qui détenait des pays entiers dans le monde arabe a disparu. Les militaires l’ont remplacé. Au Soudan, les militaires et les forces réactionnaires qui leur sont alliées ont révélé leurs véritables intentions dans le massacre d’aujourd’hui », a indiqué M. Joumblatt, en allusion à la tournure sanglante prise hier par le bras de fer entre les généraux au pouvoir et la contestation populaire, à la suite de la dispersion d’un sit-in de...
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