Roger Federer, de retour à Roland-Garros pour la première fois depuis 2015, a rejoint les quarts de finale sans perdre le moindre set. Un scénario idéal. Christophe Archambault/AFP
Pari(s) déjà réussi pour Roger Federer : de retour à Roland-Garros pour la première fois depuis 2015, le n° 3 mondial a rejoint les quarts de finale sans perdre le moindre set. Un scénario idéal. « Je m’étais aussi préparé au pire des scénarios, perdre au 1er tour en 3 sets, donc je suis forcément ravi, c’est fabuleux de passer autant de temps à Paris, de me faire plaisir avec mon jeu », sourit Federer, victorieux (6-2, 6-3, 6-3) de Leonardo Mayer (68e) hier. Mine de rien, le joueur aux 20 couronnes record en grand chelem connaît ainsi son meilleur résultat en tournoi majeur depuis Wimbledon 2018, lui qui restait sur deux désillusions dès les 8es de finale à l’US Open (contre John Millman) et à l’Open d’Australie (contre Stefanos Tsitsipas). À deux mois de fêter ses 38 ans, Federer devient le quart de finaliste le plus âgé à Roland-Garros depuis près d’un demi-siècle (1971 précisément). Il devient aussi le quart de finaliste le plus âgé en grand chelem depuis 28 ans (Jimmy Connors à l’US Open 1991). Pour une place dans le dernier carré, Federer affrontera soit Tsitsipas (n° 6), soit Stan Wawrinka, ex-n° 3 aujourd’hui 28e mondial. Le premier est celui qui l’a fait chuter à l’Open d’Australie, en janvier, en route vers sa toute première demi-finale en grand chelem. Le second est précisément le dernier en date à l’avoir battu à Roland-Garros, en 2015, déjà en quarts de finale.
Entré en piste après Federer sur le court Philippe-Chatrier, Rafael Nadal (n° 2) poursuit, lui, sa quête d’un 12e sacre historique à Roland-Garros. Comme attendu, Nadal s’est qualifié pour les quarts en battant Juan Ignacio Londero (6-2, 6-3, 6-3), sa 90e victoire sur la terre battue parisienne. Si Roger Federer, Novak Djokovic (n° 1) – toujours en course également – et Gaël Monfils sont les seuls jusqu’ici à n’avoir cédé aucun set, Nadal n’en reste pas moins très impressionnant depuis le début de la quinzaine. Il affrontera en quarts le vainqueur du match entre Benoît Paire (38e) et Kei Nishikori (n° 7).
Dans le tableau féminin, hier a été une journée de premières, au lendemain des éliminations successives de la n° 1 mondiale Naomi Osaka et de Serena Williams (n° 10) dès le 3e tour. Marketa Vondrousova (38e), pas encore 20 ans, et Petra Martic (31e), âgée de 28 ans, se sont qualifiées pour leur tout premier quart de finale en grand chelem. Tout comme Johanna Konta (26e), déjà double demi-finaliste en tournoi majeur, pour son premier quart de finale sur la terre battue parisienne. Une inversion de tendance radicale pour la joueuse de 28 ans, qui avait quitté Roland-Garros dès le 1er tour lors de ses quatre autres participations. Elle a désormais atteint les quarts de finale de trois tournois du grand chelem différents : l’Open d’Australie, Wimbledon et Roland-Garros donc. Pour franchir un palier supplémentaire, cela se corsera pour Konta, qui sera opposée quoi qu’il arrive à une ancienne finaliste, Sloane Stephens (7e, finaliste en titre) ou Garbiñe Muguruza (19e, lauréate 2016).
Éliminées donc samedi, Serena Williams ne s’offrira pas une 24e couronne historique en grand chelem à Roland-Garros et Naomi Osaka n’y remportera pas un troisième trophée majeur d’affilée. Dessinée par le tirage au sort à l’horizon des quarts de finale, une revanche entre les deux protagonistes de la dernière finale de l’US Open, que Serena avait perdu en même temps que ses nerfs, n’aura ainsi pas lieu. Victorieuse de l’US Open 2018 et de l’Open d’Australie 2019, Osaka ne deviendra pas non plus la toute première joueuse de l’histoire à coiffer consécutivement trois premières couronnes majeures. Si elle a évalué sa déception « à 100 sur une échelle de 1 à 10 », « perdre ici est probablement la meilleure chose qui pouvait m’arriver bizarrement », a avoué Osaka. « J’ai trop pensé au grand chelem sur deux saisons. C’est quelque chose que je veux faire depuis toujours, mais je dois me dire que si c’était si facile, tout le monde le ferait », a expliqué la joueuse de 21 ans, néanmoins assurée de conserver sa place de n° 1 mondiale à l’issue de la quinzaine parisienne.
Osaka, Karolina Pliskova (n° 2), Kiki Bertens (n° 4) et Angelique Kerber (n° 5) déjà disparues du tableau féminin, Simona Halep (n° 3), tenante du titre, est la dernière joueuse du top 5 encore en course à mi-tournoi. Samedi, elle ne s’est pas éternisée sur le court : Halep a rallié les 8es de finale en 55 minutes aux dépens de Lesia Tsurenko (6-2, 6-1).
Source : AFP

