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Idleb: des ONG dénoncent l'inaction de la communauté internationale



AFP
31/05/2019

Des ONG syriennes ont dénoncé vendredi l'inaction de la communauté internationale face à l'escalade du régime syrien et de son allié russe dans la province d'Idleb, à l'origine, selon elles, de "la plus importante" vague de déplacés depuis le début du conflit.

Lors d'une conférence de presse à Istanbul, des représentants de plusieurs ONG syriennes ont décrit un drame humanitaire empirant de jour en jour dans cette province du nord-ouest de la Syrie, affirmant qu'outre les dizaines de morts civiles, les bombardements avaient poussé plus de 300.000 personnes à fuir leurs foyers vers la frontière turque et que "plus de 200.000 d'entre elles vivent dans des oliveraies" faute de places dans les camps de réfugiés.

"La dernière escalade a commencé en mars et s'est amplifiée depuis le 26 avril pour se transformer en massacre quotidien", a affirmé Raed Saleh, chef de la défense civile connue sous le nom de "Casques blancs".

"L'ONU n'essaye pas de régler le problème et se contente de gérer le conflit, ce qui ne fait qu'exacerber la catastrophe en Syrie. L'ONU ne joue pas un rôle constructif en Syrie en se gardant de désigner la partie responsable de l'escalade", a-t-il ajouté.

Près de 950 personnes, en majorité des combattants et environ un tiers de civils, ont péri en un mois d'escalade du régime syrien et de son allié russe contre des zones jihadistes de la province d'Idleb, dernier bastion rebelle en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'escalade est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé en septembre 2018 à Sotchi un accord sur une "zone démilitarisée" devant séparer les territoires insurgés des zones gouvernementales attenantes.

"Le monde entier regarde le massacre qui se déroule et le passe sous silence. L'ONU n'a pas bougé le petit doigt", a pour sa part déclaré Mohammad Zahed Al-Masri, un représentant de l'Alliance des ONG syriennes (SNA), lors de la conférence de presse à Istanbul.

Dans un communiqué commun, les Casques Blancs, SNA et d'autres ONG syriennes ont appelé le Conseil de sécurité à "agir rapidement pour stopper l'escalade actuelle et imposer un volet diplomatique pour parvenir à un règlement politique".

Affirmant que la vague de déplacés actuelle à Idleb était "la plus importante" depuis le début du conflit en Syrie en 2011, elles ont exhorté les agences de l'ONU et les pays donateurs à "intervenir immédiatement" pour faire face à la crise humanitaire provoquée par les bombardements.

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