Des secouristes et citoyens syriens à la recherche de survivants dans les débris d'un bâtiment détruit par un raid aérien syrien sur une localité de la province d'Idleb, le 30 mai 2019. AFP / OMAR HAJ KADOUR
La grande partie de la région d'Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre, ainsi que des secteurs des provinces voisines de Hama, d'Alep et de Lattaquié, sont tenus par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d'el-Qaëda).
Ce dernier grand bastion insurgé en Syrie, qui échappe toujours au contrôle de Damas, est le théâtre depuis fin avril d'une intensification des bombardements menés par l'armée syrienne, épaulée par l'aviation russe.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 948 personnes -civils et combattants- ont péri depuis le 30 avril dans les raids et les combats au sol opposant les prorégime aux jihadistes de HTS, soutenus par certains groupes rebelles.
Parmi eux, 288 civils, dont 67 enfants, ont été tués dans les raids des aviations syrienne et russe et les tirs d'artillerie, d'après l'OSDH. Vingt-deux civils, dont dix enfants ont, par ailleurs, été tués dans les contre-attaques et les tirs d'obus de HTS contre les zones progouvernementales.
L'ONG, qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a également fait état de la mort de 369 combattants rebelles et jihadistes, contre 269 soldats syriens et membres de forces fidèles au régime.
L'escalade dans la province d'Idleb, frontalière de la Turquie, est la plus grave depuis que Moscou et Ankara, parrain de certains groupes rebelles, ont annoncé en septembre 2018 un accord sur une "zone démilitarisée" devant séparer les territoires insurgé des zones gouvernementales attenantes. Cet accord a été partiellement appliqué, en raison du refus des jihadistes de se retirer de la future zone tampon.
Si le régime n'a pas officiellement annoncé une offensive à proprement parler contre HTS, lui et ses alliés ont intensifié les bombardements et repris des zones à la périphérie de la province d'Idleb.
Vendredi, un porte-parole russe a appelé les jihadistes et les rebelles à mettre fin aux attaques contre les zones prorégime.
Selon l'ONU, 270.000 personnes ont été déplacés depuis fin avril.
Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts.


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