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Liban - Justice

Béchara Asmar libéré sous caution

Béchara Asmar. Photo d’archives

L’ex-président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara Asmar, en détention depuis la semaine dernière en raison d’insultes proférées contre l’ancien patriarche maronite Nasrallah Sfeir décédé le 12 mai, a été libéré hier contre une caution de 500 000 livres libanaises, suite à une décision du juge d’instruction de Beyrouth, Georges Rizk.

Quatre parties avaient porté plainte contre M. Asmar qui avait ironisé, dans une vidéo enregistrée à son insu, sur la propension du patriarche maronite Nasrallah Sfeir à accomplir des miracles. Il s’agit du patriarcat maronite, de la Ligue maronite, de la Fondation maronite dans le monde, de la Fondation du patriarche Sfeir ainsi que de deux avocats, Élie Mahfoud et Claude Hayek. Les six plaignants se sont désistés de leur droit de faire appel contre la décision du juge d’instruction.

« Je suis un fils de l’Église maronite et j’appartiens spirituellement à l’Église catholique et à Bkerké », a affirmé M. Asmar à sa sortie de prison, devant le Palais de justice de Beyrouth, au milieu de nombreux sympathisants. Reconnaissant sans détour qu’il a exprimé de « mauvais propos », il a affirmé avoir présenté ses excuses au patriarche maronite Mgr Béchara Raï.

« Je respecte la loi », a ajouté par ailleurs l’ancien président de la CGTL (qui avait démissionné le 20 mai, alors qu’il était encore détenu). « Mais le recours à la loi devrait s’opérer également à l’égard de tous les responsables des vols, dettes et tragédies causées au peuple libanais », a-t-il souligné, estimant que ce n’est pas lui seul qui doit rendre des comptes, mais aussi « tous ceux qui ont commis des fautes ».

À la question de savoir si l’arrestation et le tollé dont il a fait l’objet représentent « un règlement de comptes et une mainmise sur la CGTL », M. Asmar a affirmé que la confédération est « trop importante pour qu’on mette la main dessus ».

Il a affirmé toutefois que le fait que certaines personnes aient pu s’infiltrer lors d’une « réunion privée » et enregistrer les conversations « soulève des questions », estimant que les enregistrements pris à son insu avaient pour objectif de « mettre un terme à son rôle au sein de la CGTL ».

L’ex-président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara Asmar, en détention depuis la semaine dernière en raison d’insultes proférées contre l’ancien patriarche maronite Nasrallah Sfeir décédé le 12 mai, a été libéré hier contre une caution de 500 000 livres libanaises, suite à une décision du juge d’instruction de Beyrouth, Georges Rizk.Quatre parties avaient porté plainte contre M. Asmar qui avait ironisé, dans une vidéo enregistrée à son insu, sur la propension du patriarche maronite Nasrallah Sfeir à accomplir des miracles. Il s’agit du patriarcat maronite, de la Ligue maronite, de la Fondation maronite dans le monde, de la Fondation du patriarche Sfeir ainsi que de deux avocats, Élie Mahfoud et Claude Hayek. Les six plaignants se sont désistés de leur droit de...
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