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Ukraine : Zelensky "un peu sous le choc" après trois jours de présidence

AFP
23/05/2019

Le nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky a confié jeudi à l'AFP être "un peu sous le choc" après trois jours en fonction, déplorant notamment l'ambiance pesante régnant selon lui dans le massif bâtiment soviétique abritant son administration.

Novice en politique, l'ancien comédien de 41 ans, qui a promis de bousculer les élites et de moderniser l'exercice du pouvoir, s'est offert un bain de foule en visitant un populaire salon du livre à Kiev où il a acheté plusieurs ouvrages pour ses deux enfants.

Interrogé sur ses premières impressions depuis le début de son nouvel emploi, il a répondu: "Ca va. Je suis un peu sous le choc. Il y a énormément de travail".

Principale source de son ressenti ? "L'ambiance, le bâtiment", a-t-il dit en réitérant son souhait de campagne de transférer son administration vers un immeuble plus moderne.

"J'ai très envie" de le faire", a dit le chef de l'Etat ukrainien. "Cela implique de nombreuses difficultés mais on y pense".

Ancien comédien et humoriste, élu en avril avec plus de 73% des voix face au sortant Petro Porochenko, M. Zelensky a investi la présidence lundi. Il a aussitôt convoqué des législatives anticipées pour obtenir une majorité nécessaire à des réformes.

Pendant sa campagne inédite, menée essentiellement sur les réseaux sociaux, il s'est présenté en homme du peuple qui s'exprime de manière décontractée, disant vouloir voyager en vols réguliers et transférer l'administration présidentielle vers un "open space".

Après son élection, son équipe a dans un premier temps avoué qu'un déménagement s'avérerait compliqué, notamment pour des raisons de sécurité. M. Zelensky a cependant ouvert aux piétons l'accès à la rue où se trouve la présidence dans le centre de Kiev.

Sur une note plus sérieuse, le président a rejeté les critiques qu'a provoqué le choix du chef de son administration, Andriï Bogdan, jugé illégal par certains et dénoncé comme un mauvais signe par le patron d'un groupe d'investissement.

"Nous avons parlé avec des investisseurs qui attendaient un changement de pouvoir", a souligné M. Zelensky. "Ils nous appellent tous les jours et sont prêts à injecter de l'argent, pourvu que le président et le gouvernement garantissent la protection de leurs droits (devant les tribunaux)".

"C'est ça, la principale raison pour laquelle ils vont ou ne vont pas investir, ce n'est sûrement pas lié à Bogdan", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur l'idée controversée de son chef de l'administration d'organiser un référendum sur les modalités d'un éventuel "accord de paix" avec la Russie -- accusée d'alimenter une guerre dans l'est de l'Ukraine -- M. Zelensky a assuré que, si cette idée était appliquée, il s'agirait d'une "étude d'opinion électronique" plutôt que d'un plébiscite contraignant.

"Nous souhaitons que les gens participent à la vie du pays, c'est tout", a-t-il souligné. "Il ne faut pas déformer le sens de ce qui a été dit".

Cette idée de référendum, émise mardi par M. Bogdan, a provoqué une levée de boucliers en Ukraine où beaucoup y ont vu un scénario de reddition dans la guerre contre des séparatistes prorusses qui a fait près de 13.000 morts en cinq ans.

Plusieurs dizaines d'hommes politiques, experts et figures publiques ont publié jeudi une lettre ouverte sommant le président Zelensky de s'exprimer sur cette initiative qui, selon eux, "menace" l'existence de l'Etat ukrainien. 

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