La ministre de l’Énergie et de l’Eau Nada Boustani (en blanc) s’est réunie avec les représentants des pays et organisations impliqués dans la mise en œuvre du plan de réforme du secteur de l’électricité. Photo tirée du compte Twitter de Nada Boustani
La ministre de l’Énergie et de l’Eau, Nada Boustani, s’est réunie hier au ministère à Beyrouth avec les représentants des pays et des organisations impliqués dans la mise en œuvre du plan de réforme du secteur de l’électricité adopté en avril par le Conseil des ministres et qui figure parmi les principaux dossiers surveillés par les donateurs présents lors de la conférence de Paris (CEDRE) d’avril 2018.
D’après un message publié sur son compte Twitter, la ministre a notamment affirmé à ses interlocuteurs que l’un des « principaux objectifs » de son ministère était « la formation d’un nouveau conseil d’administration » pour Électricité du Liban (EDL), l’établissement public qui détient le monopole de la production dans le pays, ainsi que la création d’une autorité de régulation du secteur de l’électricité. Présenté le 21 mars, le plan Boustani prévoit une hausse des tarifs de l’électricité (figés depuis 1994) à partir de 2020, parallèlement à une hausse de la production à travers le déploiement de centrales temporaires puis durables et des travaux d’extension et de modernisation du réseau de distribution.
L’adoption du plan quelques semaines plus tard s’est néanmoins faite sans que ne soit réglées les questions de la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante à EDL ou de la création de l’autorité de régulation – prévue par la loi
n° 462/2002 devant réorganiser le secteur, mais qui n’a jamais été mise en œuvre.
Le gouvernement s’était engagé lors de la conférence de Paris à mettre en œuvre ces deux mesures réclamées par les donateurs. Mais le Conseil des ministres a raté le coche le 8 avril en adoptant le plan sans régler ces questions. Pour tenter de rectifier le tir, le Parlement a recommandé dix jours plus tard qu’un nouveau conseil d’administration soit élu dans les trois mois à la tête d’EDL, un délai que la ministre de l’Énergie s’est engagée à respecter. Mais les députés ont, lors de la même séance, décidé de prolonger la loi
n° 288/2014, en permettant à l’exécutif d’octroyer des licences de production au secteur privé, court-circuitant ainsi l’obligation de créer l’autorité de régulation. Le dossier n’a que peu ou pas progressé depuis.


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TERGIVERSATIONS EST LE MOT. LE POUR ET LE CONTRE DONT NOUS SOMMES HABITUES. ET CA SERT ORDINAIREMENT DES INTERETS PRIVES. PART DE TOUT LE MONDE AU GATEAU.
12 h 53, le 18 mai 2019