Dr Kamel Mehanna.
Alors que tout semble aller mal dans le pays et que les mouvements sociaux de protestation se multiplient, certaines associations poursuivent leur travail dans la discrétion. Consciente du malaise social et de l’augmentation des besoins en matière d’aides, l’association Amel continue à donner sans retenue aux plus défavorisés indépendamment de leur appartenance politique, confessionnelle, régionale et même de leur nationalité. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si cette association fondée par le Dr Kamel Mohanna est depuis plusieurs années nommée pour obtenir le prix Nobel de la paix.
À l’occasion du début du mois de jeûne pour les musulmans, l’association a publié un bilan de ses activités qui s’orientent dans plusieurs domaines : la santé, l’éducation, les projets de développement et les droits de l’homme.
Sur le plan de la santé, Amel a augmenté et développé ses centres pour les premiers soins. Elle est désormais présente dans les 5 mohafazats du Liban. En plus des services médicaux qu’elle offre, Amel s’occupe aussi désormais d’améliorer les conditions de santé des réfugiés syriens au Liban et elle a désormais des programmes pour les malades du diabète, pour la prévention des maladies et pour les personnes âgées.
Sur le plan des aides sociales, Amel a en coopération avec le ministère des Affaires sociales un programme d’aide pour les familles les plus défavorisées dans ses centres au Sud et dans la Békaa, qui offrent des vaccinations, des consultations générales et spécialisées, des examens divers, des radios, des soins aux femmes tout au long de l’année.
Amel dispose aussi d’une clinique mobile qui circule dans les régions défavorisées et marginalisées, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Sud et dans la Békaa. Ce projet est réalisé en coopération avec l’association du Samu social en France.
Depuis la guerre en Syrie et l’afflux de déplacés syriens au Liban, Amel a inauguré plusieurs projets pour eux, surtout pour les enfants et pour les femmes. Il y a ainsi des centres de formation, mais aussi des activités culturelles et sociales pour que les années de guerre ne soient pas un temps perdu à jamais pour ces déplacés.
Amel s’intéresse aussi à lancer des campagnes pour alerter les classes défavorisées libanaises, syriennes et palestiniennes contre le mariage des mineures et en faveur d’une politique raisonnable des naissances.
Enfin, Amel a fondé la Maison des droits de l’homme qui organise des conférences de sensibilisation à la notion des droits de l’homme, surtout pour ceux qui n’ont en général pas voix à ce chapitre. L’idée générale de toutes ces activités, c’est le bien-être et la valorisation de l’homme au moment où les valeurs humaines et morales sont en perte de vitesse dans le monde. Amel poursuit donc son action sur la base du slogan lancé par son fondateur: « la pensée positive et l’optimisme permanent », et offre aux plus démunis une lueur d’espoir.


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