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Moyen Orient et Monde - Libye

La France réaffirme son « soutien » à Sarraj

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj à Tripoli. Philippe Wojazer/Photo Reuters

Le président Emmanuel Macron a « réaffirmé » hier le « soutien » de la France au Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, qui accuse Paris de soutenir son rival Khalifa Haftar, et a appelé à un cessez-le-feu « sans conditions ».

« Le président de la République a réaffirmé le soutien de la France au gouvernement d’entente nationale, avec lequel la France poursuivra sa coopération », a déclaré la présidence française dans un communiqué à l’issue d’un entretien entre les deux dirigeants à l’Élysée.

Il a jugé qu’il n’existait « pas de solution militaire au conflit libyen » et a souligné la nécessité de « mettre un terme à l’offensive militaire lancée en direction de Tripoli », a ajouté l’Élysée, sans citer le maréchal Haftar. Ce dernier, homme fort de la Cyrénaïque, mène depuis le 4 avril une offensive militaire sur Tripoli, contre le gouvernement d’union nationale (GNA) dirigé par Fayez al-Sarraj.

Emmanuel Macron a « encouragé un cessez-le-feu sans conditions », a poursuivi la présidence française. Il a proposé une « délimitation de la ligne de cessez-le-feu, sous supervision internationale, pour en définir le cadre précis ». Ce cessez-le-feu sans conditions implique que les deux parties ne reviendront pas sur leurs positions d’avant l’offensive, a indiqué une source diplomatique. « On ne peut pas retourner aux positions initiales », a précisé cette source.

Dans une interview à la chaîne d’information France 24, le Premier ministre libyen, reconnu par la communauté internationale, a réaffirmé son opposition complète à un accord qui ne se traduirait pas par un retrait des troupes du maréchal Haftar vers les positions qu’elles occupaient avant l’attaque, dans l’est et le sud du pays. « Nous avons insisté sur des principes, parmi lesquels notre droit légitime à continuer à repousser l’agression et l’attaque contre la capitale et la nécessité du retour des forces d’agression d’où elles sont venues », a-t-il souligné.

Trouver une élite

Fayez al-Sarraj a par ailleurs une nouvelle fois appelé à plus de « clarté » dans la position de la France. « Nous attendons de la France une position plus claire », a-t-il martelé sur France 24. La rencontre visait notamment à s’expliquer sur ces critiques de Tripoli que Paris juge « inacceptables et infondées » sur ce soutien supposé à l’offensive du maréchal Haftar, selon l’Élysée. Fayez al-Sarraj a aussi laissé entendre que le maréchal Haftar ne pouvait plus être un interlocuteur dans des négociations de paix et a appelé à « trouver une élite » qui puisse représenter l’est du pays.

Source : AFP

Le président Emmanuel Macron a « réaffirmé » hier le « soutien » de la France au Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, qui accuse Paris de soutenir son rival Khalifa Haftar, et a appelé à un cessez-le-feu « sans conditions ». « Le président de la République a réaffirmé le soutien de la France au gouvernement d’entente nationale, avec lequel la France poursuivra sa coopération », a déclaré la présidence française dans un communiqué à l’issue d’un entretien entre les deux dirigeants à l’Élysée.Il a jugé qu’il n’existait « pas de solution militaire au conflit libyen » et a souligné la nécessité de « mettre un terme à l’offensive militaire lancée en direction de Tripoli », a ajouté l’Élysée, sans citer le maréchal Haftar....
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