La demande immobilière a particulièrement augmenté en février, a constaté Byblos Bank. Photo P.H.B.
Les intentions d’achat des Libanais ont progressé de 9,6 % au premier trimestre par rapport au précédent selon le département de recherche de la Byblos Bank, qui mesure la tendance sur le marché immobilier en se basant sur un sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1 200 personnes. L’indice a ainsi affiché une moyenne de 56,1 points sur les trois premiers mois de l’année, contre 51,2 points au trimestre précédent – qui avait marqué un recul de près de 6 % sur l’année. Au niveau mensuel, l’indice a affiché 48 points en janvier, 67,1 en février et enfin 53,1 en mars.
Le Liban-Sud en pole position
Le département de recherche de Byblos Bank attribue la hausse de la demande en février à la réactivation d’un des mécanismes de subvention des prêts de la Banque du Liban (BDL), destinés à financer des crédits au logement ainsi qu’au secteur productif. Annoncé en janvier et accepté par l’Association des banques du Liban peu avant la fin de ce mois, ce nouveau plan de relance (circulaire n° 515) réservait notamment des subventions pour financer 790 milliards de livres libanaises (525 millions de dollars environ) de prêts immobiliers, plafonnés à 300 000 dollars pour les résidents et 400 000 dollars pour les étrangers.
Mais l’enveloppe destinée aux nouveaux prêts ne s’élevait en réalité qu’à 200 millions de dollars, les 325 millions restants devant financer les crédits déjà accordés par les banques en 2018 dans le cadre d’une précédente circulaire adoptée en mars 2018 (n° 487). De plus, plusieurs sources concordantes ont depuis confirmé que les banques étaient réticentes jusqu’à aujourd’hui à accorder de nouveaux crédits via ce mécanisme, dont les modalités sont devenues plus restrictives et moins avantageuses pour celles-ci.
Parmi les autres résultats, le rapport de Byblos Bank rapporte que 6,3 % des résidents libanais interrogés ont exprimé leur volonté d’acheter ou de construire un bien immobilier dans les six prochains mois, contre 5,8 % au trimestre précédent et 3,75 % sur la même période un an plus tôt. Comme au précédent trimestre, c’est la région du Liban-Sud qui a enregistré la plus forte demande, avec 10,9 % de résidents qui projettent d’acheter ou de construire un bien immobilier dans les six prochains mois, suivie de la Békaa (8,5 % contre 9,1 %), du Liban-Nord (5,7 % contre 6,3 %), du Mont-Liban (4,9 % contre 3,8 %) et de Beyrouth (3,8 % contre 3 %).


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