Des Palestiniens jouant au basket-ball, hier, à Gaza. Reuters/Mohammad Salem
Les responsables palestiniens à Gaza ont annoncé un cessez-le-feu avec Israël lundi après le plus grave accès de violence depuis des années, mais aucun règlement à long terme n’est en vue. Après deux jours d’escalade durant lesquels 25 civils et combattants ont été tués dans la bande de Gaza et quatre civils en Israël, les tirs de l’enclave palestinienne et les représailles israéliennes ont cessé avant le lever du jour, en début de ce mois de jeûne musulman du ramadan.
Sans confirmer cette trêve, l’armée israélienne a annoncé la levée de toutes les restrictions imposées aux populations civiles israéliennes voisines de Gaza.
L’Égypte, pays voisin et intermédiaire traditionnel, a forgé l’accord de cessation des hostilités entré en vigueur à 04h30 (01h30 GMT), ont indiqué un responsable du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza et un autre du Jihad islamique, deux bêtes noires de l’État hébreu. L’accord a été confirmé par un responsable égyptien. L’enclave palestinienne et les villes israéliennes voisines ont été le théâtre samedi et dimanche de la plus grave flambée de violences depuis la guerre de Gaza de 2014, faisant redouter un quatrième conflit en 11 ans.
L’accord, comme de précédents conclus après des épisodes de violence, vise à un allègement du strict blocus imposé par Israël à Gaza depuis plus de 10 ans, a dit le responsable du Jihad islamique sous le couvert de l’anonymat. Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, qui refuse son existence.
« Règles du jeu »
L’accord prévoit des mesures quant à l’étendue des zones de pêche gazaouies en Méditerranée autorisée par Israël, ainsi qu’une amélioration de l’approvisionnement en électricité et en combustible, des préoccupations primordiales dans l’étroite enclave de deux millions d’habitants durement éprouvés par les guerres, la pauvreté et la réclusion, selon lui.
Pendant deux jours, les groupes palestiniens à Gaza ont tiré environ 690 roquettes dont plus de 500 ont atteint le territoire israélien, et au moins 35 sont tombées dans des zones urbaines, selon l’armée israélienne.
L’aviation et l’artillerie israéliennes ont en retour frappé plus de 350 objectifs du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza, visant des combattants des groupes armés et des installations militaires ou sécuritaires. Au moins neuf des 25 Palestiniens tués ont été identifiés comme des combattants du Hamas et du Jihad islamique. L’armée israélienne, pour la première fois depuis des années, a ouvertement revendiqué l’élimination d’un Palestinien présenté comme le responsable d’importants transferts d’argent de l’Iran à destination du Hamas et du Jihad islamique.
Source : AFP

