Après plus de trois semaines de combats meurtriers entre camps rivaux dans la région de Tripoli, la situation humanitaire est « grave » et risque encore de se « détériorer », prévient Maria do Valle Ribeiro, l’adjointe à l’émissaire de l’ONU en Libye dans un entretien à l’AFP. Des combats se déroulent au sud de Tripoli entre les forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, et celles du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays qui a lancé le 4 avril une offensive pour conquérir la capitale. « Tant que cette situation (militaire) continue (...), il faut s’attendre à une détérioration » de la situation humanitaire, a déclaré Maria do Valle Ribeiro à l’AFP. « Quand on voit l’utilisation de moyens aériens, les bombardements sans discernement de zones densément peuplées comme on l’a vu la semaine passée, il est difficile d’être optimiste », estime la responsable onusienne.
Moyen Orient et Monde - Libye
L’ONU met en garde contre une détérioration de la situation humanitaire
OLJ / le 30 avril 2019 à 00h00

