Photo AFP
Quatre personnes soupçonnées de préparer une attaque pouvant viser les forces de l'ordre "à brève échéance" étaient en garde à vue lundi matin, dans le cadre d'une enquête ouverte pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris de sources concordantes.
Parmi ces suspects interpellés vendredi figure un mineur, déjà condamné à trois ans de prison, dont deux assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve, pour avoir cherché à se rendre en Syrie, a précisé le parquet.
Ce mineur était placé au sein d'une structure éducative dans le cadre de cette mise à l'épreuve.
Les trois autres personnes, majeures, sont connues pour des faits de droit commun, selon une source proche de l'enquête.
"Il y a quatre personnes qui sont en garde à vue sur un projet d'attentat terroriste extrêmement violent. Toutes les indications que nous avions nous ont conduits à les interpeller pour neutraliser ce risque", a réagi devant la presse le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, en marge d'un déplacement.
L'enquête préliminaire a été ouverte le 1er février par le parquet de Paris et les investigations confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Les forces de l'ordre figurent parmi les cibles que l'organisation État islamique (EI) a appelé à viser à de nombreuses reprises.
Même si l'organisation jihadiste est désormais défaite sur ses terres irako-syriennes depuis la chute du dernier réduit de son territoire, la France, touchée depuis 2015 par une vague d'attentats sans précédent qui a fait 251 morts, vit toujours sous la menace terroriste.
Fin mars, deux hommes, dont un présentait des troubles psychiatriques, ont été inculpés à Paris par un juge antiterroriste et placés en détention provisoire, soupçonnés d'avoir projeté d'attaquer une école ou un policier.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine