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Moyen Orient et Monde

Qui est Ekrem Imamoglu, le nouveau maire d’Istanbul ?

Turquie

Après sa victoire dans la métropole, le candidat du CHP est en bonne position pour être le futur choix de l’opposition pour la présidentielle de 2023.

19/04/2019

Très peu connu en Turquie avant de se lancer pour les élections municipales, le 31 mars dernier, Ekrem Imamoglu, 49 ans, est l’homme qui a fait le plus de mal au président Recep Tayyip Erdogan en plus de vingt-cinq ans de vie politique.Bien que le parti au pouvoir dans le pays, l’AKP (parti de la Justice et du Développement), refuse sa défaite lors du dernier scrutin d’Istanbul et continue d’épuiser tous les recours pour le faire annuler pour « irrégularités », le candidat du CHP (Parti républicain du peuple, kémaliste), Ekrem Imamoglu, a reçu mercredi son mandat de maire de la plus grande ville du pays de la part de l’autorité électorale, après sa victoire avec 13 500 voix d’avance sur son adversaire, l’ancien Premier ministre Binali Yildirim (AKP), véritable poids lourd de la vie politique turque.C’est une défaite au goût plus qu’amer pour le président Erdogan, qui a lui-même été le maire de la ville de 1994 à 1998 et qui déclare régulièrement que « remporter Istanbul, c’est remporter la Turquie ». En l’espace de dix ans, depuis son adhésion au sein du CHP en 2008, Ekrem Imamoglu a su gravir les échelons de son parti. Il remporte une victoire politique et symbolique dans l’ancienne Constantinople qui, depuis un quart de siècle, était sous la domination des partis de la mouvance islamiste turque, qu’il s’agisse de l’AKP ou d’autres partis.Né à Trabzon (l’ancienne Trébizonde), sur les bords de la mer Noire dans le nord de la Turquie, Ekrem Imamoglu (dont le nom de famille veut littéralement dire « le fils de l’imam » ) « est issu d’une famille traditionnellement située du côté social-démocrate, c’est-à-dire de la “gauche”, mais avec des tendances conservatrices, où l’islam occupe une place importante », explique Asli Aydintasbas, spécialiste de la politique turque au sein du European Council of Foreign Relations (ECFR), contactée par L’Orient-Le Jour.

Le nouveau maire stambouliote n’a néanmoins jamais misé sur une carte « sectaire », mais davantage sur celle du rassemblement. Ekrem Imamoglu, dans la lignée de son slogan « Istanbul senin » (littéralement : votre Istanbul « ), a ainsi assuré, en revendiquant la victoire, qu’il serait « le maire de tous », y compris de ceux qui n’ont pas voté pour lui.


(Lire aussi : Ekrem Imamoglu, le candidat de l'opposition, proclamé maire d'Istanbul)


Gagner en notoriété

Le nouveau maire d’Istanbul n’a pas toujours fait de la politique. Selon des informations provenant de son site internet, après avoir effectué une maîtrise en ressources humaines et en gestion à l’Université d’Istanbul, il a débuté sa carrière professionnelle en 1992 dans une entreprise familiale spécialisée dans la construction et la passation de marchés. Une entreprise dont il a fini par devenir le président du conseil d’administration.

En 2009, soit un an après avoir rejoint le CHP, il est nommé président de district de Beylikdüzü, l’un des 39 districts de la ville d’Istanbul, puis maire de ce même district lors des élections locales en 2014, battant une nouvelle fois dans un mouchoir de poche un candidat sortant de l’AKP, Yusuf Udun. Durant ses mandats, il a joué un rôle conséquent dans la vie sociale et culturelle du district. « Il a réussi à se faire une très bonne réputation avec la gestion de la mairie de Beylikdüzü, il doit maintenant faire tout son possible pour faire de même, cette fois à une échelle plus large avec la mairie d’Istanbul, et montrer par la même occasion que le CHP peut répondre aux besoins des populations », poursuit Asli Aydintasbas. M. Imamoglu avait déjà été nommé par le CHP pour gagner la mairie d’Istanbul suite à la démission de Kadir Topbas (2004 à 2017). Il avait néanmoins été battu par son adversaire de l’AKP, Mevlüt Uysal. La seconde candidature aura donc été la bonne.Une chose est néanmoins sûre, c’est que le nouveau maire stambouliote gagnera en notoriété grâce à son élection. Une notoriété qui pourrait éventuellement faire de lui le candidat du CHP contre Recep Tayyip Erdoğan à la présidentielle de 2023, au cours de laquelle le président sortant compte une nouvelle fois rafler la mise, notamment pour le centenaire de la République turque. Mais il est encore trop tôt pour le dire, d’autant que de nombreux autres noms circulent au sein du parti comme potentiels candidats à la magistrature suprême, tels Muharrem Ince, candidat du CHP lors de l’élection du 24 juin 2018, ou le président du parti, Kemal Kiliçdaroglu.Au final, Ekrem Imamoglu a tout de même un point commun avec son adversaire politique Recep Tayyip Erdoğan : ils sont tous les deux grands amateurs de football.


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AIGLEPERçANT

Prions que ce nouveau maire élu ne soit pas une hirondelle qui ne fait pas le printemps .

Erdo a bien mérité sa leçon , mais de là à saluer son opposant faut attendre de voir ce qu'il a dans le ventre .

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

C,EST CELUI QUI A ENTACHE LA MEGALOMANIE DU MINI SULTAN ERDO.

Sarkis Serge Tateossian

En Turquie les mots n'ont pas le même sens que dans les pays libres et démocratiques.

Cela dit Imamoglu fait partie des rares démocrates encore en exercice, il tente plus ou moins de représenter une vision "humaniste" de ce pays...

Erdogan sait parfaitement que si Imamoglu s'impose comme l'homme fort de Constantople (Istanbul en turque) il sera en toute logique le prochain président de ce pays si malmené ...en terme des droits de l'homme.

Il sait aussi qu'il (Erdoan), sera arrêté et condamné pour tous les crimes qu'il à commis contre son peuple.(et ce ne sera ni l'Amerique, ni la Russie, ni l'Europe, ni les pays arabes ou encore moins Israël qu'ils viendront à son secours.

Dans ces conditions ...le danger n'est toujours pas écarté...Erdogan peut encore nuire, outrepasser la loi et destituer Imamoglu.

J'espère me tromper.

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