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« Nous sommes tous des migrants », dit le pape au dernier jour de son voyage en Espagne


Le pape Léon XIV bénit un enfant sur la Plaza del Cristo de La Laguna, à Tenerife (îles Canaries, Espagne), le 12 juin 2026, jour de sa rencontre avec des migrants et des organisations humanitaires, dans le cadre d'un voyage apostolique de sept jours en Espagne, avec des visites à Madrid, Barcelone et aux îles Canaries. Photo REUTERS/Yara Nardi

« Nous sommes tous, d'une certaine manière, des migrants », a déclaré vendredi en français le pape à des migrants présents dans un centre d'accueil sur l'île de Tenerife aux Canaries, au dernier jour de son voyage en Espagne largement consacré à la question migratoire. L'archipel espagnol des Canaries, situé au large des côtes africaines, est l'une des principales portes d'entrée en Europe des migrants en situation irrégulière.

Le pape doit également échanger dans la matinée avec des associations religieuses et laïques qui aident les migrants à leur arrivée aux Canaries, avant de célébrer une messe en plein air sur le port de Santa Cruz devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles. Puis il repartira dans l'après-midi vers Rome et doit échanger avec les journalistes à bord de l'avion papal.

Jeudi, Léon XIV a dénoncé « l'indifférence » du monde face au sort des migrants lors d'un discours sur l'île voisine de Grande Canarie, sur le port d'Arguineguín, lieu symbolique où plus de 3.000 migrants arrivés en même temps avaient été entassés dans des conditions indignes pendant la pandémie de Covid-19.

Il a à cette occasion rendu hommage aux milliers de migrants morts dans la périlleuse traversée de l'Atlantique depuis l'Afrique vers cet archipel situé au large des côtes africaines, en lançant un bouquet de fleurs dans l'océan, un moment fort de ce voyage que son prédécesseur François, le pape argentin mort il y a un an, n'avait pas pu réaliser.

Face à la mer, Léon XIV a appelé les pays d'origine de ces migrants à adopter « des politiques qui permettent à chaque personne de vivre dignement sur sa propre terre » et interpelé directement l'Europe « qui ne peut proclamer la dignité humaine et s'habituer à ce que la Méditerranée et l'Atlantique soient des cimetières sans pierres tombales ». « La dignité humaine n'a pas de passeport et ne perd pas de sa valeur lorsqu'elle franchit une frontière », a alors déclaré le souverain pontife.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), 1.172 migrants sont décédés ou ont disparu sur cette route maritime en 2025. Près de 18.000 autres sont arrivés aux Canaries à bord d'embarcations de fortune l'an passé, d'après le ministère espagnol de l'Intérieur, loin toutefois des près de 50.000 entrées irrégulières de 2024. Avant les Canaries, Léon XIV s'était rendu à Madrid et Barcelone au cours de son voyage en Espagne entamé samedi dernier dans une atmosphère de célébration et de ferveur religieuse.

« Nous sommes tous, d'une certaine manière, des migrants », a déclaré vendredi en français le pape à des migrants présents dans un centre d'accueil sur l'île de Tenerife aux Canaries, au dernier jour de son voyage en Espagne largement consacré à la question migratoire. L'archipel espagnol des Canaries, situé au large des côtes africaines, est l'une des principales portes d'entrée en Europe des migrants en situation irrégulière.Le pape doit également échanger dans la matinée avec des associations religieuses et laïques qui aident les migrants à leur arrivée aux Canaries, avant de célébrer une messe en plein air sur le port de Santa Cruz devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles. Puis il repartira dans l'après-midi vers Rome et doit échanger avec les journalistes à bord de...