Dans un communiqué qu’il a fait paraître à l’occasion du 13 avril, Massoud Achkar, ex-candidat aux législatives à Beyrouth, a fait part de ses appréhensions quant à l’avenir du pays, après avoir brossé un tableau succinct des années sombres de la guerre. Il a notamment affirmé « ne pas percevoir un changement du comportement des Libanais dont les clivages se sont accentués, politiquement et confessionnellement », et dit craindre « non pas l’arabité, mais les conflits interarabes ». « J’ai peur que les Libanais ne glissent vers des conflits plus grands qu’eux (…), que le chômage, la pauvreté et le désespoir ne poussent nos jeunes à l’émigration, que les Libanais ne soient remplacés par les réfugiés et les déplacés que nous accueillons (…) et j’ai peur que la nouvelle génération ne réunisse, sans s’en rendre compte, les éléments qui ont débouché sur l’embrasement du 13 avril 2015 », a-t-il dit.
Liban
Massoud Achkar : Des appréhensions pour l’avenir
OLJ / le 13 avril 2019 à 00h00

