Le ministre des Transports, Youssef Fenianos, a tenu une conférence de presse hier à l’AIB en présence de représentants des chauffeurs de taxi. Photo ANI
Le ministre des Transports Youssef Fenianos s’est expliqué hier au sujet de sa décision polémique, prise début avril, sur la restriction de l’accès des taxis à l’enceinte de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB). M. Fenianos, qui a suspendu l’application de sa décision après une vague d’indignation dans le pays, a estimé qu’elle avait été « mal interprétée ».
« La décision a été mal interprétée (…). Nous avons trouvé lors de son application qu’elle posait certains problèmes. Comme je l’ai déjà dit, nous allons la suspendre jusqu’à arriver à une décision finale qui convienne à tout le monde et qui permette aux citoyens de choisir le moyen de transport qu’ils veulent », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse tenue hier à l’AIB, en présence de représentants de l’union des syndicats des transports et du syndicat des compagnies de taxis.
« Je ne pensais pas qu’on en arriverait à voir des gens pousser des valises sur 200 et 300 mètres avant de pouvoir prendre un taxi », a dit M. Fenianos, en allusion aux photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux et qui montrent le calvaire des voyageurs ayant fait appel à des compagnies de taxis privées. Les taxis n’étaient pas autorisés à aller plus loin que le barrage de l’armée, ce qui a contraint les voyageurs à traîner leurs valises au milieu de la route.
Le ministre des Transports était revenu vendredi dernier sur l’interdiction faite à certains taxis « non autorisés » d’accéder aux parkings et aux terminaux d’arrivée et de départ de l’AIB. Au début du mois, M. Fenianos avait appelé les taxis à obtenir auprès de leur syndicat une accréditation leur permettant de déposer ou de récupérer les voyageurs dans l’enceinte de l’AIB.
« J’ai suspendu cette décision, mais en même temps, je n’accepterai pas le retour au chaos (au sein de l’AIB) », a souligné le ministre, annonçant la mise en place d’un comité chargé de trouver une autre formule pour réguler le travail des taxis dans l’enceinte de l’aéroport.
En 2016, l’ancien ministre des Travaux publics Ghazi Zeaïter avait permis aux seuls taxis réunis sous le label « Taxis de l’aéroport » d’accéder à la voie qui conduit au hall d’arrivée des voyageurs, permettant toutefois à tous les autres taxis d’entrer au parking de l’aéroport et d’accéder à la voie menant à la porte de sortie.


LE BORDEL Y REGNE ET Y REGNERA !
12 h 31, le 09 avril 2019