De gauche à droite : Chucri Sader, Camille Abousleiman, Melhem Riachi, Salim Daccache s.j., Albert Serhane, Mansour Bteiche, Léna Ghannagé, Abbas Halabi. Photo Élie Kayrouz
Six des trente ministres qui composent le gouvernement ont effectué des études universitaires à l’Université Saint-Joseph. C’est pour célébrer leur nouvelle nomination que l’Amicale des anciens diplômés de la faculté de droit et des sciences politiques et de la faculté des sciences économiques, présidée par Abbas Halabi, a organisé samedi un dîner organisé en leur honneur au restaurant Le Maillon, à Beyrouth.
Les ministres honorés sont les ministres de la Justice, Albert Serhane (promotion 1972-droit), d’État aux Affaires présidentielles, Salim Jreissati (1972-droit), du Travail, Camille Abousleiman (1980-droit), de l’Économie, Mansour Bteiche, (1980-gestion), des Affaires sociales, Richard Kouyoumjian (1984-faculté dentaire), et de l’Energie, Nada Boustani (2004-sciences économiques). Pris par d’autres engagements, Salim Jreissati, Nada Boustani et Richard Kouyoumjian étaient absents, mais ce dernier s’est fait représenter par l’ancien ministre de l’Information Melhem Riachi.
L’événement a vu la participation de près de 70 personnes, notamment le président de la Fédération des associations d’anciens de l’USJ, Chucri Sader, ancien président du Conseil d’État, le recteur de l’USJ, Salim Daccache s.j., la doyenne de la faculté de droit, Léna Ghannagé, et plusieurs professeurs de l’USJ, ainsi que le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahed, le premier président de la Cour d’appel de Beyrouth, Souheil Abboud, et les anciens ministres Ramzi Jreige et Chakib Cortbaoui.
Dans son mot de bienvenue, Me Nader Gaspard, membre de l’amicale, a mis l’accent sur « l’importance du rôle que jouent nombre de diplômés de l’USJ aux plus hauts postes de l’État et des institutions ».
Prenant la parole, M. Halabi a affirmé pour sa part que « les six ministres, fidèles au slogan “l’excellence au service d’une nation” brandi par l’USJ, jouissent de ce label de qualité qui constitue une source de fierté et de confiance ; fierté de voir nos anciens propulsés aux sommets du pouvoir, et confiance de voir le pays gouverné par des personnes qui ont été formées à bonne école ».
Quant au recteur Salim Daccache s.j., il s’est montré convaincu que « les six nouveaux ministres prendront leurs responsabilités politiques avec courage et probité ». « La jeunesse libanaise a besoin de vous et de votre action dans les moments difficiles actuels qui générent la déprime et le désir de quitter le pays », a-t-il lancé à l’adresse des ministres, notant que « 80 pour cent des jeunes diplômés ne pensent qu’à partir sous d’autres cieux ». « Soyez donc la voix de cette jeunesse au sein du Conseil des ministres et dans vos ministères », a-t-il ajouté.
M. Halabi et le recteur de l’USJ ont ensuite offert des plaques commémoratives à chacun des ministres. En recevant son souvenir, M. Abousleiman a estimé ne pas le mériter encore. « Nous n’avons pas fait grand-chose à ce jour, mais espérons que lorsque notre mission au sein du cabinet sera achevée, nous serons salués pour les réalisations effectives que nous aurons accomplies », a-t-il déclaré.


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