Points de vue convergents entre le Liban et la Russie
L’ambassadeur de Russie, Alexandre Zasypkine, a souligné hier que les points de vue du Liban et de la Russie concernant le retour des réfugiés syriens dans leur pays étaient convergents. « Nous œuvrerons pour que cela se réalise, en coopération avec les autorités syriennes et les différentes parties qui peuvent aider dans ce sens », a-t-il déclaré de Bkerké, à l’issue d’un entretien avec le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, au cours duquel il l’a mis au courant des résultats de la visite effectuée la semaine dernière par le chef de l’État, Michel Aoun, en Russie, ainsi que de ses pourparlers avec le président russe Vladimir Poutine. M. Zasypkine a affirmé que ce retour « ne doit pas être lié au règlement politique de la crise syrienne ». « Il s’agit d’ailleurs des points de vue unifiés » du Liban et de la Russie, a-t-il ajouté. Et de préciser, en réponse à des questions de journalistes, que la Russie préfère « agir conformément à une stratégie permanente de longue durée ».
Bassil : Le retour des réfugiés est inévitable
Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a affirmé hier que « le retour des réfugiés est inévitable » et qu’il faudrait assurer « les conditions intérieures et étrangères » pour ce retour. Les différentes parties sont « théoriquement d’accord » sur cette question, a-t-il noté à l’issue d’une réunion de la commission parlementaire des Affaires étrangères consacrée au dossier des réfugiés. « Pratiquement, a ajouté M. Bassil, nous n’avons pas encore mis au point une stratégie qui assurerait ce retour » puisque la classe politique est divisée « sur la manière de l’organiser ». « Nous assurons que tous les moyens s’inscrivent dans le cadre de la loi libanaise et des lois internationales », a encore insisté M. Bassil, soulignant que ce retour peut être assuré « en appliquant les lois libanaises et en coopérant avec la communauté internationale et le gouvernement syrien » et que toute tentative de le limiter au gouvernement syrien uniquement vise à le faire échouer.
M. Bassil a en outre affirmé « refuser tout projet visant à accorder des aides ou des prêts au Liban » encourageant l’implantation des réfugiés syriens, ajoutant qu’il l’avait « annoncé aux instances internationales ».
De son côté, le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères, Yassine Jaber, a expliqué que celle-ci présentera une recommandation au gouvernement l’appelant à respecter les clauses de la déclaration ministérielle relatives au retour des déplacés, comme à adopter une feuille de route à ce sujet.
Amine Gemayel appelle à une stratégie nationale pour gérer la crise des réfugiés
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a appelé à une stratégie nationale pour gérer la crise des réfugiés, soulignant que la gestion de ce dossier doit relever d’une seule partie et prônant une « complémentarité gouvernementale » dans ce cadre. Pour lui, la stratégie que devrait adopter l’État libanais concernant ce dossier doit refuser l’implantation des réfugiés et refuser de leur accorder des permis de séjour permanent ; assurer un retour sûr aux réfugiés syriens ; renforcer le contrôle des frontières libano-syriennes ; permettre au ministère des Affaires étrangères de mettre en place une politique diplomatique solide qui permettrait au Liban de parler de la question des réfugiés d’une même voix ; coordonner les efforts diplomatiques avec la Turquie et la Jordanie qui abritent également un grand nombre de réfugiés syriens.
M. Gemayel a tenu ces propos lors d’une conférence qu’il a donnée à l’université Western Sydney, en Australie, sur « Les défis que pose la crise des réfugiés syriens pour les droits de l’homme ». Une conférence qui s’inscrit dans le cadre de la tournée qu’il effectue en Australie.


LES RUSSES ONT REPETE LES MEMES PAROLES QUE L,ONU ET LES OCCIDENTAUX : QUAND LES CONDITIONS PROPICES SERONT REUNIES ! NE NOUS ILLUSIONNONS PAS TROP. IL NOUS FAUT TRAVAILLER DUR POUR CONVAINCRE TOUT CE MONDE ET AVANT EUX LE REGIME SYRIEN MAIS AUSSI LES REFUGIES MEMES POUR LEUR RETOUR SECURISE DANS LEUR PAYS.
14 h 33, le 03 avril 2019