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Économie - Hydrocarbures

Un premier trimestre record pour le pétrole, aidé par l’OPEP

Début décembre, l’OPEP et ses partenaires ont décidé de durcir leur accord de limitation de la production pour faire remonter les cours. Photo AFP

Les cours du pétrole ont grimpé au premier trimestre comme ils ne l’avaient plus fait depuis 14 ans, ignorant les inquiétudes sur la croissance mondiale pour se focaliser sur l’OPEP et les sanctions américaines qui visent les exportations du Venezuela et de l’Iran.

Hier après-midi, le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en mai s’échangeait à 68,30 dollars à Londres, en hausse de 48 cents par rapport à la clôture de la veille et en hausse de 25,76 % depuis le début de l’année. Le WTI, référence américaine, pour livraison le même mois, gagnait 64 cents à 59,94 dollars, s’envolant de 28,83 % sur les trois premiers mois de l’année. Le marché de l’or noir, d’habitude assoupi au premier trimestre, n’avait pas connu un aussi bon début d’année depuis 2005.

Début décembre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, ont décidé de durcir leur accord de limitation de la production pour faire remonter les cours.

Efforts saoudiens

Les investisseurs n’ont pas apprécié d’emblée cette annonce, et les prix ont continué de fondre en décembre. Déterminé à voir les cours remonter car un pétrole peu cher pèse lourdement sur sa trésorerie, l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a multiplié ses efforts, ce qui a permis aux cours de fortement rebondir en ce début d’année. Mais le royaume « fera attention à éviter que les prix ne grimpent trop pour ne pas mettre sous pression les États-Unis et les autres grands consommateurs », a estimé Dan Smith, analyste chez Oxford Economics. Le président américain Donald Trump n’hésite d’ailleurs pas à critiquer l’OPEP et ses baisses de production, accusant l’organisation d’être responsable du niveau élevé des prix du pétrole, et donc du carburant. Il avait ainsi demandé jeudi à l’OPEP d’augmenter sa production.

À la mi-2018, l’OPEP et ses partenaires avaient adopté une tactique opposée face à la colère du président américain quand ils avaient accepté d’assouplir leur accord avant que les États-Unis n’appliquent des sanctions sur les exportations de pétrole de l’Iran.

Source : AFP

Les cours du pétrole ont grimpé au premier trimestre comme ils ne l’avaient plus fait depuis 14 ans, ignorant les inquiétudes sur la croissance mondiale pour se focaliser sur l’OPEP et les sanctions américaines qui visent les exportations du Venezuela et de l’Iran.Hier après-midi, le baril de Brent de mer du Nord pour livraison en mai s’échangeait à 68,30 dollars à Londres, en hausse de 48 cents par rapport à la clôture de la veille et en hausse de 25,76 % depuis le début de l’année. Le WTI, référence américaine, pour livraison le même mois, gagnait 64 cents à 59,94 dollars, s’envolant de 28,83 % sur les trois premiers mois de l’année. Le marché de l’or noir, d’habitude assoupi au premier trimestre, n’avait pas connu un aussi bon début d’année depuis 2005.Début décembre,...
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