Les participants à la conférence ont notamment débattu des risques et bénéfices liés à la mise en œuvre du processus CEDRE. Photo K.O.
L’institut des sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth a organisé mercredi à Beyrouth une conférence consacrée à l’identification des politiques socio-économiques nécessaires au développement du Liban et se focalisant notamment sur l’évaluation du rapport établi par le cabinet de conseil international McKinsey ainsi que du processus mis en œuvre lors de la conférence de Paris (CEDRE) en avril 2018.
Commandé par le gouvernement libanais en début d’année 2018, le plan McKinsey propose des recommandations pour doper les secteurs productifs et les exportations du pays. Si ses grandes lignes avaient été révélées au cours de la même année, les 1 200 pages du rapport – qui a été la cible de nombreuses critiques, notamment en raison de son coût élevé, de plus de 1,3 million de dollars – ont été rendues publiques début 2019 par le précédent ministre de l’Économie et du Commerce Raëd Khoury. Les conférenciers lui ont consacré un panel axé sur la portée réelle des pistes proposées par le plan.
La CEDRE s’est, elle, inscrite dans une série de trois conférences de soutien au Liban avec Rome II, le 15 mars 2018 et consacrée au renforcement de l’armée et des Forces de sécurité intérieure ; et Bruxelles, le 25 avril suivant, pour encadrer la prise en charge des réfugiés. Les soutiens du Liban s’y sont engagés à débloquer plus de 11 milliards de dollars d’aides en prêts et dons pour financer un plan de réhabilitation des infrastructures du pays préparé par ses dirigeants, à condition que ces derniers lancent d’importantes réformes pour notamment réduire le déficit public d’un point de PIB par an en cinq ans. Les participants à la conférence étaient amenés à débattre sur les risques et bénéfices liés à la mise en œuvre du processus, qui a été retardé par le blocage de la formation du gouvernement de mai 2018 à janvier dernier.
Le désormais ex-secrétaire général du Haut Conseil pour la privatisation et les partenariats (HCPP), Ziad Hayek, le président du Conseil économique et social, Charles Arbid, l’ancien ministre des Finances Georges Corm, ou encore l’économiste de la Banque mondiale Wissam Harake faisaient partie des intervenants programmés.

