Elizabeth Richard, Joseph Aoun et Chris Rampling au cours de la réunion trimestrielle de la Commission supérieure de pilotage du programme de protection des frontières terrestres. Photo ANI
À la veille de l’arrivée du secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, au Liban, une réunion diplomatico-militaire consacrée à la protection des frontières terrestres s’est tenue hier à Yarzé.
Le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, et les ambassadeurs des États-Unis, Elizabeth Richard, et de Grande-Bretagne, Chris Rampling, ont passé en revue l’évolution du programme de protection des frontières (mis en place quelques mois après le début de la guerre en Syrie et financé par Washington et Londres), au cours de leur réunion trimestrielle traditionnelle, en tant que partenaires au sein de la Commission supérieure de pilotage de ce programme.
Dans une déclaration à la presse, M. Rampling s’est félicité de l’évolution du programme, « grâce auquel nous avons modifié les conseils (de sécurité) donnés aux ressortissants britanniques qui désirent se rendre au Liban », a-t-il dit, en faisant état en substance de la levée de l’interdiction de visiter certaines régions qui pouvaient dans le passé être considérées comme étant dangereuses. « Les forces armées libanaises devraient être fières de leur succès en matière de contrôle et de sécurisation de la frontière libano-syrienne », a ajouté Chris Rampling, affirmant avoir réitéré devant le général Aoun « le soutien indéfectible du Royaume-Uni au Liban, à travers le financement et l’exécution de projets sociaux, économiques, éducatifs et humanitaires ». Il a insisté en particulier sur « le soutien accru à l’armée et aux services de sécurité ». « Les forces régulières restent l’unique défenseur légitime du Liban », a-t-il martelé.
En juin 2018, le ministre d’État britannique pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Alistair Burt, en visite officielle au Liban, avait posé à Rayak la première pierre d’un nouveau centre de formation des unités militaires en charge de la protection des frontières. Le financement de cet établissement avait été annoncé par Londres lors de la conférence internationale de soutien à l’armée, en mars 2018.

