L’émissaire onusien s’est rendu en soirée auprès de Walid Joumblatt. Photo ANI
Au deuxième jour de sa visite au Liban, Geir Pedersen, l’émissaire de l’ONU en Syrie, a poursuivi ses discussions avec le président de la Chambre, Nabih Berry, puis avec le Premier ministre, Saad Hariri, le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, et le chef du PSP, Walid Joumblatt, au sujet de la crise en Syrie et du dossier des réfugiés syriens.
Avec Gebran Bassil, c’est la situation interne en Syrie qui a été passée en revue, selon la correspondante de l’ANI au palais Bustros. L’émissaire onusien a notamment expliqué à son hôte que le rétablissement de la sécurité dans plusieurs localités syriennes, « jugé positif par les Nations unies, est de nature à contribuer à un règlement politique en Syrie ».
À la presse, il a affirmé être venu à Beyrouth « essentiellement pour expliquer aux dirigeants libanais que son équipe fait tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter l’application de la résolution 2254 du Conseil de sécurité », qui préconise un dialogue entre des représentants du régime de Bachar el-Assad et l’opposition syrienne, dans la perspective d’un règlement politique. Il a ajouté qu’il a eu des discussions « fructueuses » avec ses interlocuteurs au sujet du dossier des réfugiés syriens, également examiné à Aïn el-Tiné.
Nabih Berry a plaidé en faveur d’un retour des réfugiés syriens chez eux « le plus tôt possible », devant son hôte, en soulignant que ce processus est dans l’intérêt du Liban et de la Syrie. Il a également informé M. Pedersen que ceux qui ont déjà regagné leurs foyers « ont été bien accueillis » et qu’il est « important par conséquent de multiplier les efforts dans cette direction ».
C’est en soirée que Geir Pedersen s’est rendu successivement auprès de M. Hariri, puis chez Walid Joumblatt, à Clemenceau.

