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Liban - Affaire Fl Contre Lbci

Geagea évoque son droit de saisir l’inspection judiciaire

Le leader des FL lors de sa conférence de presse, hier. Photo ANI

Alors que les Forces libanaises ont fait appel jeudi du jugement ordonnant l’abandon des poursuites contre la LBCI et son PDG Pierre Daher, que les FL accusent d’abus de confiance, le chef du parti Samir Geagea a tenu une conférence de presse hier à Meerab pour adresser « une lettre ouverte » au président de la République, Michel Aoun, au président de la Chambre, Nabih Berry, et au Premier ministre, Saad Hariri, les appelant, avec les députés de la nation et le ministre de la Justice (autorité de tutelle des magistrats), et avec eux le Conseil supérieur de la magistrature, à « méditer longuement sur le vice de fond du jugement et la déviation judiciaire qu’il dévoile ».

Il a commencé par faire un long exposé de l’historique des FL, en mettant en avant la vocation politique de ce parti, en dépit de l’expérience de la guerre de 1975. Il a stigmatisé ce faisant le jugement de la juge pénale unique de Beyrouth Fatima Jouni du 28 février 2019 ayant qualifié les FL de « milice » pour les débouter de leur demande d’obtenir la restitution de la chaîne. La juge a notamment estimé qu’au moment de la création de la LBC, son financement provenait « de la milice » des FL, et que la chaîne n’a vraiment eu de présence légale qu’avec la création de la LBCI qui était en majeure partie possédée par M. Daher. Si « l’interprétation des lois et la qualification juridique des faits sont du ressort du juge, celui-ci n’a absolument pas le droit de déformer l’histoire ou de projeter ses convictions politiques sur un conflit juridique, et se doit de se départir de ses perceptions personnelles et analyses politiques parcellaires de l’argument légal (…) et sans préjugé, sachant que personne n’a demandé au juge de donner son avis sur l’un des acteurs du conflit, sa lutte et sa résistance ». Selon lui, non seulement la juge a « pris pour cible l’histoire des FL, mais celle aussi d’une large tranche de Libanais. (…) Ce jugement est sans logique, sans légitimité et très loin du droit ».

« Nous avons l’intime conviction que le jugement sera rectifié en appel, et savons en tout cas que nous avons le droit de saisir l’inspection judiciaire d’un recours contre la juge pour erreurs substantielles dans son jugement », a affirmé Samir Geagea, en insistant sur le fait qu’il s’agit bien là d’une « mise en garde contre un comportement judiciaire très dangereux ».

« Il n’y a pas d’expérience qui ressemble à celle des FL dans l’histoire des peuples et des partis politiques (…). La naissance des FL est le résultat et non l’une des causes de la guerre (de 1975). D’abord résistance civile populaire, cette organisation dont l’aile politico-sociale a toujours pris le dessus sur l’aile militaire est devenue, à un moment de son histoire, représentative de la plupart des chrétiens et d’une partie des musulmans du Liban, avant de faire élire un président de la République (Bachir Gemayel en 1982) selon les règles constitutionnelles. C’est aussi ce parti que l’autorité de tutelle (syrienne) s’est employée à dissoudre et à incarcérer le président de son comité exécutif (Samir Geagea, en 1994) (…) de la même manière que cette autorité a contraint à l’exil d’autres leaders politiques, dont l’actuel président de la République, le général Michel Aoun. C’est enfin ce parti qui est aujourd’hui un pilier du pouvoir à travers sa quote-part ministérielle et son groupe parlementaire de poids, joints aux blocs d’autres partis qui ont également pris part à la guerre de 1975 », a déclaré le chef des FL.

Notons que la LBCI et son PDG Pierre Daher ont également interjeté appel le même jour que les FL, pour tenter d’obtenir réparation des préjudices subis pour douze ans de procès, mais que la juge pénale leur a refusé.

Alors que les Forces libanaises ont fait appel jeudi du jugement ordonnant l’abandon des poursuites contre la LBCI et son PDG Pierre Daher, que les FL accusent d’abus de confiance, le chef du parti Samir Geagea a tenu une conférence de presse hier à Meerab pour adresser « une lettre ouverte » au président de la République, Michel Aoun, au président de la Chambre, Nabih Berry, et au Premier ministre, Saad Hariri, les appelant, avec les députés de la nation et le ministre de la Justice (autorité de tutelle des magistrats), et avec eux le Conseil supérieur de la magistrature, à « méditer longuement sur le vice de fond du jugement et la déviation judiciaire qu’il dévoile ». Il a commencé par faire un long exposé de l’historique des FL, en mettant en avant la vocation politique de ce parti, en...
commentaires (6)

Pour tous ceux qui dise " comme la juge " que les forces libanaises est une milice, ils oublisent une chose importante. Les forces libanaises était et sont toujours là vrai résistance libanaise qui ont toujours proteger l'état libanais et son armée contre les conspirations étrangères (palestinien, syrienne et iranienne). La vrai milice c'est celle qui a un état dans un état. Qui prend les décisions de paix et de guerre.

Vachon Antoine

04 h 16, le 17 mars 2019

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Commentaires (6)

  • Pour tous ceux qui dise " comme la juge " que les forces libanaises est une milice, ils oublisent une chose importante. Les forces libanaises était et sont toujours là vrai résistance libanaise qui ont toujours proteger l'état libanais et son armée contre les conspirations étrangères (palestinien, syrienne et iranienne). La vrai milice c'est celle qui a un état dans un état. Qui prend les décisions de paix et de guerre.

    Vachon Antoine

    04 h 16, le 17 mars 2019

  • si je peux me permettre de rajouter dans ce cas precis alors pq ne pas faire fermer la NBN et ELMANAR madame la juge car a un moment de l'histoire ces 2 la agissaient comme milice n'est ce pas en s'affrontant !?!?!

    Bery tus

    15 h 23, le 16 mars 2019

  • ""a qui profite " le crime"" dit le dicton ! dans ce cas si crime/injustice il y a , il est visible que plus d'une partie en profiterait. et ce n'est pas a vous ou a moi !

    Gaby SIOUFI

    11 h 23, le 16 mars 2019

  • Oui c'était une milice et comme toute milice en général, elle était la conséquence des circonstances de l'époque. L'histoire n'a pas été déformée comme le déclare Mr. Geagea. Un détail lui serait-il passé à la barbe? Lol

    Tina Chamoun

    10 h 39, le 16 mars 2019

  • QUAND LA JUSTICE FAIT FI DE LA JUSTICE ELLE DEVIENT INJUSTICE ET C,EST UN DRAME !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 08, le 16 mars 2019

  • En tt cas la distinction entre l’histoire (qui déjà elle n’est pas uniformisée donc impossible d’en prendre l’exemple en droit ou encore en loi) et le droit est fait dans les règles !! Bravo aux FL

    Bery tus

    05 h 50, le 16 mars 2019

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