Le directeur général de l’Aviation civile libanaise, Mohammad Chehabeddine, a émis hier une circulaire interdisant pour des raisons de sécurité aux appareils de type Boeing 737 Max (8 et 9) de survoler l’espace aérien libanais ou d’atterrir à l’Aéroport international de Beyrouth et ce jusqu’à nouvel ordre.
Cette décision fait suite à deux crashs de Boeing 737 Max 8, version motorisée du 737, en l’espace de quelques mois : l’un de la compagnie Ethiopian Airlines près d’Addis Abeba dimanche, et l’autre de Lion Air en Indonésie le 29 octobre dernier, pour un total de 346 victimes.
Si les causes de ces accidents ne sont pas encore connues, des soupçons se sont portés sur les capteurs d’incidence (AOA) lors du crash de Lion Air, dont le dysfonctionnement peut conduire l’ordinateur de bord, pensant être en décrochage, à mettre l’appareil en piqué alors qu’il faudrait le redresser.
En réaction, l’espace aérien européen, asiatique et moyen-oriental s’est progressivement fermé aux Boeing 737 Max. Seul les États-Unis se sont refusés à suspendre le modèle, essentiel à la stratégie commerciale du constructeur aéronautique américain, l’Agence fédérale de l’aviation (FAA) affirmant dans un communiqué que son examen technique du dossier ne montrait « aucun problème de performance » justifiant une immobilisation.
Depuis son entrée en service en mai 2017, près de 350 appareils de ce modèle sont actuellement en service. Face à cette crise d’une ampleur inédite, l’action de Boeing a chuté de 6,15 % mardi, après avoir baissé de 5,33 % la veille.


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