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Liban

Nizar Zacca se porte candidat à partir de sa prison

Nizar Zacca. Photo ANI

Dans un message expédié de la prison iranienne où il est détenu depuis septembre 2015, le Libanais Nizar Zacca a annoncé hier sa candidature à l’élection législative partielle de Tripoli, prévue le 14 avril. Une façon d’attirer l’attention sur les conditions très difficiles de son emprisonnement, qu’il estime injuste, et de réclamer sa libération.

Nizar Zakka, qui résidait aux États-Unis, avait été invité à Téhéran par la vice-présidente iranienne pour les Affaires de la femme et de la famille de l’époque, Shahindokht Molaverdi, afin de prendre part à une conférence sur le développement et l’emploi des femmes. C’est lors de cette visite qu’il avait été accusé d’espionnage pour le compte de Washington et arrêté.

Voici des extraits de sa lettre publiée par l’Agence nationale d’information :

« Moi, citoyen libanais ordinaire enlevé en Iran depuis septembre 2015, je demande aux habitants de Tripoli, ville natale de ma mère, de me donner leur confiance pour que je sois leur voix criante au Parlement, une voix de tout citoyen qu’on fait disparaître (…).

« Je cherche à représenter chaque citoyen qui a perdu ses droits dans un pays où ne s’applique pas la justice (…). Je vis dans l’une des pires prisons du monde, dans un tombeau sous terre, entre les égouts et les rats. Mon pays qui m’a abandonné est ce même pays qui vous a abandonnés (…). Avant de vous diriger vers les urnes, rappelez-vous que les responsables doivent avoir en priorité leurs obligations plutôt que leurs prérogatives (..).

« Je défendrai mes principes qui, je ne le cache pas, rejoignent en grande partie ceux du courant du Futur (…).

« Que les résultats de ces élections soient une leçon pour quiconque pense qu’il peut opprimer un Libanais innocent dans une volonté d’étouffer la liberté d’expression, d’empêcher l’ouverture et de supprimer le pluralisme (…).

« Votre voix retentira fort face à l’hégémonie, l’arrogance politique, l’injustice et la corruption (…). »

Dans un message expédié de la prison iranienne où il est détenu depuis septembre 2015, le Libanais Nizar Zacca a annoncé hier sa candidature à l’élection législative partielle de Tripoli, prévue le 14 avril. Une façon d’attirer l’attention sur les conditions très difficiles de son emprisonnement, qu’il estime injuste, et de réclamer sa libération.Nizar Zakka, qui résidait aux États-Unis, avait été invité à Téhéran par la vice-présidente iranienne pour les Affaires de la femme et de la famille de l’époque, Shahindokht Molaverdi, afin de prendre part à une conférence sur le développement et l’emploi des femmes. C’est lors de cette visite qu’il avait été accusé d’espionnage pour le compte de Washington et arrêté.Voici des extraits de sa lettre publiée par l’Agence nationale...
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