Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche John Bolton. REUTERS/Leah Millis
Les Etats-Unis sont "très optimistes" sur la participation de la France et du Royaume-Uni à la force "résiduelle" que le président Donald Trump a décidé de maintenir en Syrie, a déclaré dimanche le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche.
"D'après mes conversations avec mes homologues britanniques et français, je suis très optimiste sur le fait qu'ils vont participer", a déclaré John Bolton sur la chaine ABC.
Rien n'a encore été formalisé mais l'état-major américain poursuit ses consultations, a expliqué le responsable de la Maison Blanche, qui avait abandonné son habituel ton polémique pour un discours très prudent.
M. Bolton a assuré qu'il n'y avait aucune contradiction entre les déclarations de M. Trump qui répète à l'envi depuis plusieurs semaines que le califat autoproclamé du groupe Etat islamique (EI) est éliminé à 100%, et celles du commandant des forces américaines au Moyen-Orient, le général Joseph Votel, qui a affirmé que le combat contre l'EI était "loin d'être fini".
"Le président est aussi clair qu'on peut l'être quand il parle de la défaite du califat territorial", a-t-il expliqué. "Il n'a jamais dit que l'élimination du califat territorial voulait dire la fin de l'EI en général".
"Nous savons que ce n'est pas le cas", a-t-il ajouté. "La menace va perdurer, mais une des raisons pour lesquelles le président s'est engagé à maintenir une présence américaine en Irak et une petite partie d'une force d'observateurs en Syrie, c'est pour contrer la possibilité d'une réelle résurgence de l'EI".
Le président Donald Trump avait annoncé brusquement en décembre le retrait total et immédiat des 2.000 militaires américains déployés dans le nord-est syrien, déclarant une victoire totale contre l'EI.
Depuis, il s'est laissé convaincre par le Congrès et le Pentagone de ralentir le retrait et de laisser dans cette zone, qui n'est pas contrôlée par le régime syrien, une "force résiduelle" de 200 Américains, qu'il souhaite voir épaulés par des militaires alliés.
Un autre objectif de cette force internationale est de garantir la sécurité des alliés kurdes syriens, et les Européens craignent de se retrouver en situation difficile si la Turquie, pays membre de l'Otan, lançait une offensive contre les combattants kurdes, qu'elle considère comme terroristes.


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