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Arme blanche : May critiquée après la mort de deux adolescents dont un Libanais

AFP PHOTO / PRU

La Première ministre britannique Theresa May a été vivement critiquée mercredi au Parlement pour la baisse des effectifs de police, trois jours après les meurtres de deux adolescents, poignardés, qui ont suscité un vif émoi au Royaume-Uni. Le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a blâmé la cheffe de gouvernement conservatrice qui "tente d'assurer la sécurité à moindre frais", pointant les "coupes budgétaires" et la politique d'"austérité" menée par son gouvernement.

Il a évoqué la mort au cours du week-end du jeune Libanais Yousef Ghaleb Makki, un lycéen de Manchester (nord de l'Angleterre), et de Jodie Chesney, étudiante à Londres, tous deux âgés de 17 ans et sans histoires, et affirmé que 285 personnes avaient été tuées par arme blanche en 2018, soit "le plus haut niveau jamais atteint" sur un an selon lui. Yousef Ghaleb Makki a été poignardé dans le village cossu de Hale Barns près de Manchester tandis que Jodie Chesney a été attaquée par des inconnus alors qu'elle était assise dans un parc de l'est londonien avec des amis.

Ces deux meurtres, les 9e et 10e à l'arme blanche concernant des adolescent cette année, ont provoqué une vive émotion au Royaume-Uni. "Combien de morts supplémentaires ?", s'est interrogé en une le tabloïd Daily Mail, réclamant des moyens supplémentaires pour la police, tandis que le Sun demandait d'envoyer l'armée en renfort dans les rues.

Ministre de l'Intérieur entre 2010 et 2016, avant d'accéder au poste de Première ministre, Theresa May est régulièrement tenue responsable des coupes dans les effectifs des forces de l'ordre, qui ont diminué de 21.600 personnes entre 2010 et 2018, selon les chiffres d'un rapport parlementaire publié en octobre.

Theresa May s'est engagée à tenir "dans les prochains jours" une réunion avec les différentes parties prenantes, ministère, forces de l'ordre, représentants d'associations ou de communautés, pour explorer "ce que nous pouvons faire de plus en tant que société pour faire face à ce problème".

Le ministre de l'Intérieur, Sajid Javid, s'est entretenu avec les responsables de la police britanniques au sujet des attaques à l'arme blanche. "Je pense que les moyens de la police sont un aspect important pour traiter ce problème", a-t-il déclaré après la réunion. "Nous devons les écouter quand ils parlent de leurs ressources". Des propos qui contrastent avec ceux tenus plus tôt cette semaine par Mme May, qui avait affirmé qu'il n'existe "pas de corrélation directe" entre les moyens accordés aux forces de l'ordre et le nombre d'attaques au couteau.

La Première ministre britannique Theresa May a été vivement critiquée mercredi au Parlement pour la baisse des effectifs de police, trois jours après les meurtres de deux adolescents, poignardés, qui ont suscité un vif émoi au Royaume-Uni. Le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a blâmé la cheffe de gouvernement conservatrice qui "tente d'assurer la sécurité à moindre frais", pointant les "coupes budgétaires" et la politique d'"austérité" menée par son gouvernement. Il a évoqué la mort au cours du week-end du jeune Libanais Yousef Ghaleb Makki, un lycéen de Manchester (nord de l'Angleterre), et de Jodie Chesney, étudiante à Londres, tous deux âgés de 17 ans et sans histoires, et affirmé que 285 personnes avaient été tuées par arme blanche en 2018, soit "le plus haut niveau jamais atteint" sur...