Le ministre d’État pour les Déplacés, Ghassan Atallah, a annoncé hier son plan d’action. Photo Dalati et Nohra
Le ministre d’État pour les Déplacés, Ghassan Atallah, a annoncé hier un plan pour l’évacuation des habitations qui n’ont toujours pas été restituées dans la montagne druzo-chrétienne, permettant de rendre ces habitations à leurs propriétaires. Selon lui, ce dossier devrait être définitivement clos au plus tard dans deux mois. « Nous annonçons aujourd’hui un plan complet pour clore définitivement le dossier des évacuations, parce qu’il n’est plus permis que 30 ans après la guerre, des maisons soient encore squattées », a déclaré M. Atallah lors d’une conférence de presse au siège du ministère, au centre-ville de Beyrouth (Starco). Il a indiqué dans ce cadre qu’« à partir du 5 mars et jusqu’au 5 avril, tout propriétaire concerné peut présenter au ministère le numéro de sa demande enregistrée avant le 15 septembre 2000, et ce afin de faciliter ses démarches et consolider ses droits avant d’être redirigé vers la caisse de paiement ».Le ministre d’État pour les Déplacés a ensuite fait part des étapes suivantes : « Après le 5 avril, le chef de la Caisse centrale des déplacés devra, dans un délai de 15 jours, préparer les chèques liés aux dossiers échus que nous lui aurions transmis. Les propriétaires encaisseront leurs indemnités, tandis que les forces sécuritaires commenceront à évacuer les habitations et rendre les clés à leurs propriétaires. » « Le plan sera achevé en l’espace de 60 jours », a ajouté M. Atallah, comptant sur « la collaboration de toutes les forces politiques pour assurer des fonds propres à satisfaire et clore tous les dossiers ».En réponse à une question d’un journaliste, M. Atallah a affirmé que le ministère détient près de 1 000 dossiers d’évacuation, indiquant que les demandeurs qui ne sont pas en mesure de se rendre au siège du ministère peuvent appeler au 01/358088 pour présenter leurs requêtes.
Quant au dossier des réconciliations, le ministre a douté qu’il soit clos de sitôt, d’autant, a-t-il dit, que « le sujet nécessite beaucoup de tractations et de réunions ». Évoquant les réconciliations qui ont lieu à Brih (Chouf), M. Atallah a estimé qu’« elles ne sont pas entières ». Il a affirmé à ce propos qu’il compte « établir et réaliser un protocole de réconciliation en vue de compléter les paiements », déclarant qu’il œuvrera également à « une réconciliation totale à Kfar Selouane et Jouar el-Hoz (caza de Baabda) ».
La réconciliation à Brih avait été scellée en 2014, sous le mandat de l’ancien président de la République Michel Sleiman.

