Formule 1
Les organisateurs préparent « des mesures de contingence » en vue du Brexit
Les organisateurs du championnat du monde de F1 préparent des « mesures de contingence » en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a indiqué hier le patron de la discipline reine du sport automobile, Chase Carey, au Salon de l’automobile de Genève qui a ouvert ses portes hier à la presse. Il s’agirait notamment de baser en Europe continentale davantage d’installations et d’écuries. Actuellement, la plupart de celles-ci sont basées en Angleterre, à l’exception de Ferrari et d’Alfa Romeo. Une mise en œuvre du Brexit risquerait en effet de créer un cauchemar logistique en cas de contrôles douaniers renforcés et de limitations à la liberté de circulation des personnes. Selon Chase Carey, lui-même américano-irlandais, des entraves aux mouvements des marchandises sont toutefois plus probables que des restrictions de visa pour les employés non britanniques des écuries basées en Grande-Bretagne. Concernant les équipements, il a affirmé que « nous les faisons actuellement entrer et sortir de Grande-Bretagne, mais nous pouvons évidemment les faire entrer et sortir d’ailleurs ». Certaines équipes de F1 ont suggéré que celles qui sont basées hors de Grande-Bretagne auraient un avantage compétitif s’il devenait plus difficile de faire circuler les biens et les personnes entre ce pays et le reste de l’Union européenne, d’autant plus qu’elles travaillent à flux tendus. Mais M. Carey s’est refusé à toute spéculation sur ce thème. « Nous ne savons pas ce qui va arriver, pas plus que n’importe qui d’autre », a-t-il souligné. Toto Wolf, Team principal de l’écurie Mercedes, avait affirmé le mois dernier que la menace du Brexit était une « préoccupation majeure ». Celui de Red Bull, Christian Horner, avait pour sa part déploré que les écuries étaient actuellement « dans le brouillard » sur les conséquences éventuelles d’une telle décision.
Formule E
Un e-Prix à Londres en 2020
Un Grand Prix de formule électrique (e-Prix) sera organisé à Londres en 2020, ont annoncé hier les organisateurs de ce championnat. « Chaque discipline de sports mécaniques rêve d’avoir une course à Londres. C’était notre souhait depuis un certain temps, et nous sommes ravis d’avoir trouvé un nouveau circuit dans les docks de Londres », a affirmé Alejandro Agag, président-fondateur du championnat de formule électrique (FE). Celui-ci, qui existe depuis 2014, compte actuellement 13 courses se déroulant dans des villes comme Marrakech, Mexico City, Hong Kong, Rome, Paris, Monaco, Berlin et New York (cette dernière ville accueillant pour la dernière épreuve du championnat une double course en juillet). Le circuit prévu à Londres sera dessiné dans le centre de convention ExCel et aura une longueur totale de 2,4 km avec 23 virages, ont précisé les organisateurs du championnat. Il doit encore toutefois recevoir l’agrément de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). L’épreuve londonienne aura lieu les 25 et 26 juillet 2020, et comptera une double course.


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