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Plus de 40 extrémistes arrêtés au Pakistan après l'attentat au Cachemire indien

Le Pakistan a procédé à l'arrestation de plus de 40 extrémistes présumés après l'attentat du 14 février au Cachemire indien, qui a provoqué une poussée de fièvre entre les deux puissances nucléaires, a annoncé mardi son ministre de l'Intérieur.

Parmi les interpellés figure Abdul Rauf, qui selon une source sécuritaire est un jeune frère peu connu de Masood Azhar, le chef du groupe Jaish-e-Mohammad (JeM). Le JeM, basé au Pakistan, avait revendiqué l'attaque-suicide dans laquelle plus de 40 paramilitaires indiens avaient péri.

"Nous avons lancé une campagne d'arrestations contre des organisations interdites et placé 44 individus en détention, dont le mufti Abdul Rauf", a déclaré le ministre de l'Intérieur Shehryar Afridi devant la presse.

Rauf était nommé dans un dossier de preuves sur l'attaque du 14 février remis par New Delhi à Islamabad, selon le ministère de l'Intérieur.

Parmi les autres suspects interpellés figure "Hammad Azhar", un pseudo, a indiqué Shehryar Afridi, qui n'a pas précisé à quels groupes ces extrémistes présumés appartenaient ni s'ils seraient poursuivis.

L'attentat du 14 février avait provoqué de fortes tensions entre les deux puissances nucléaires, qui se sont déjà livré trois guerres.

En représailles, l'aviation indienne avait déclaré avoir bombardé un camp du JeM le 26 février dans le nord du Pakistan, ce qui avait entraîné des représailles pakistanaises en Inde mercredi dernier.

Islamabad avait ensuite affirmé avoir abattu deux avions indiens, tandis que New Delhi faisait état de la destruction d'un chasseur pakistanais, que le Pakistan nie.

La libération vendredi d'un pilote indien capturé mercredi dans le Cachemire pakistanais a apaisé la tension.

New Delhi comme Washington ou l'Union européenne ne cessent toutefois de réclamer du Pakistan des actions fortes contre les groupes extrémistes installés sur son territoire.

Des responsables indiens se sont montrés sceptiques quant à l'arrestation des 44 extrémistes présumés. "Nous avons déjà vu le Pakistan arrêter des gens, et les relâcher ensuite", a commenté une source gouvernementale à l'AFP.

Le Premier ministre indien Narendra Modi s'est de son côté montré menaçant vis-à-vis du voisin musulman. "S'ils ne s'améliorent toujours pas, nous leur avons dit ce qui allait se passer", a-t-il lancé mardi lors d'un meeting électoral.

Le Pakistan "n'a pas pris cette mesure sous la pression de quiconque", a rétorqué Shehryar Afridi.

Islamabad nie toute implication dans l'attaque du 14 février.

Le chef du JeM, Masood Azhar, toujours au Pakistan, est "très malade" et ne peut quitter sa maison, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères pakistanais Shah Mehmood Qureshi sur CNN.

Le Pakistan a procédé à l'arrestation de plus de 40 extrémistes présumés après l'attentat du 14 février au Cachemire indien, qui a provoqué une poussée de fièvre entre les deux puissances nucléaires, a annoncé mardi son ministre de l'Intérieur. Parmi les interpellés figure Abdul Rauf, qui selon une source sécuritaire est un jeune frère peu connu de Masood Azhar, le chef du groupe Jaish-e-Mohammad (JeM). Le JeM, basé au Pakistan, avait revendiqué l'attaque-suicide dans laquelle plus de 40 paramilitaires indiens avaient péri. "Nous avons lancé une campagne d'arrestations contre des organisations interdites et placé 44 individus en détention, dont le mufti Abdul Rauf", a déclaré le ministre de l'Intérieur Shehryar Afridi devant la presse. Rauf était nommé dans un dossier de preuves sur l'attaque du 14...