Au moins 21 combattants prorégime ont été tués hier près de la province d’Idleb en Syrie par des jihadistes liés à el-Qaëda, l’une des attaques les plus meurtrières dans ce secteur du nord-ouest du pays en six mois, a annoncé une ONG.
L’attaque a été menée dans le nord de la province de Hama par le groupe Ansar al-Tawhid, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), faisant état de la mort de cinq assaillants. « À l’aube, 21 combattants prorégime ont été tués dans une attaque lancée par des jihadistes d’Ansar al-Tawhid », contre deux positions du régime dans le village d’al-Massassna selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Ansar al-Tawhid est allié à Houras al-Din, un groupuscule lié au réseau el-Qaëda.
Citée par l’agence officielle SANA, une source militaire fait état d’une attaque contre « des positions » dans le secteur. Des soldats ont été tués et d’autres blessés, souligne la source, sans fournir de bilan plus précis. Les forces loyalistes ont également infligé des pertes humaines aux assaillants, d’après la même source.
La province d’Idleb et les territoires insurgés adjacents, notamment dans les régions voisines de Hama et Alep, font l’objet depuis septembre d’un accord russo-turc sur une « zone démilitarisée » qui a permis d’éviter une vaste offensive des forces du régime. Malgré cet accord, le régime a repris ces deux dernières semaines ses bombardements meurtriers contre la province d’Idleb, tandis que les jihadistes ont lancé plusieurs attaques contre des positions loyalistes. L’attaque d’hier est l’une des plus meurtrières dans les rangs du régime depuis l’accord conclu en septembre dernier par la Russie, alliée du régime, et la Turquie, soutien de groupes rebelles, selon l’OSDH. Et les bombardements du régime depuis début février ont poussé plus de 7 000 personnes à abandonner la ville de Khan Cheikhoun, dans le sud d’Idleb, pour trouver refuge plus au nord dans la province.


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