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Culture

Les expos de la semaine à Beyrouth

Expositions
Zéna ZALZAL | OLJ
12/02/2019

L’univers verdoyant de Rima Amyuni

Elle a toujours aimé peindre les fleurs, les coins de jardins, l’éclat et les ramures d’une végétation luxuriante… Ce n’est donc pas étonnant que Rima Amyuni y revienne, encore et toujours, après un bref détour par les portraits des employées de maison vaquant à leurs tâches. Une série à travers laquelle elle avait voulu rendre hommage à ces travailleuses confinées à l’ombre des intérieurs beyrouthins…

Sauf qu’aux scènes de genre, cette artiste, récipiendaire du Prix du Salon d’automne du musée Sursock en 1995, a toujours préféré les compositions gorgées de lumière, les paysages verdoyants, les paradis fleuris… Sous ce titre, elle avait présenté à la galerie Agial, en 2017, une exposition de toiles à l’huile et à l’acrylique sur le thème des paysages montagneux idylliques. Une thématique qu’elle poursuit, dans sa dernière cuvée d’œuvres picturales, exposées dans la même galerie jusqu’au 9 mars. Une suite de tableaux représentant, à coups de pinceau expressifs, véhéments, et généreusement trempés de couleurs presque saturées, les environs immédiats de l’artiste : les fleurs de son jardin et ces précieuses parcelles de verdure encore existantes qu’elle contemple de la fenêtre de sa maison à Yarzé…

Agial Art Gallery. 63, rue Abdel Aziz, Hamra. Jusqu’au 9 mars.


(Pour mémoire : Bienvenue dans les jardins de Rima Amyuni...)


Le « Beirut » fragile et écorché de Carla Barchini

Née à Beyrouth, au tout début des années soixante-dix, Carla Barchini a grandi, comme nombre d’enfants de la guerre, entre la France, la Suisse et le Liban. Et si elle est désormais une « Libano-Suisse », cette artiste qui partage son temps entre les deux pays, reste profondément attachée à sa terre natale. À ce Beyrouth qui ne cesse de renaître de ses cendres, « tel un phénix », signale-t-elle dans la brève note d’intention qui accompagne l’exposition de ses dernières œuvres à la galerie Art on 56th. Inspirées par « cette cité immortelle en dépit de tout ce qu’elle a subi et continue de subir », les œuvres de cette diplômée en psychologie – avant une formation aux techniques de restauration artistique à Florence – décrivent de manière abstraite et expressionniste l’âme de cette ville. Chaotique, laminée, brûlée, et malgré tout toujours lumineuse, dans telle série de peintures blanches, sur panneaux de bois, traversées d’écorchures et recouvertes par endroits du mot « Fragile ». Ou encore bétonnée et néanmoins intrigante, ludique et cependant difficile à déchiffrer, à l’instar de ces pièces sculpturales en béton au format évoquant le Rubik’s cube ou ce bloc emprisonnant une ancienne clé… tordue.

Art on 56th, rue Youssef Hayeck, Gemmayzé. Jusqu’au 2 mars.


(Pour mémoire : Carla Barchini fait peau neuve)


L’esprit de Shermine Yafi

Sur les cimaises de la galerie Rochane jusqu’au 14 février, un ensemble de peintures semi-abstraites signées Shermine Yafi, alias Shym, une artiste qui peint à l’instinct et dont c’est la toute première exposition individuelle.

Intitulé My Spirit, l’accrochage déroule des mixed-médias sur grands formats où tout n’est que bulles de couleurs et coulées de peinture…

À travers ce mélange de chromatismes et de matières qui semble impromptu et spontané, l’artiste exprime, semble-t-il, un flux de pensées, d’émotions mouvantes et de fugaces états d’esprit.

« La signification de mes formes et couleurs dérive directement de mon intériorité et de ses méandres », indique, en substance, Shermine Yafi, dans une note explicative de son travail. L’artiste, qui dit avoir rompu avec tout ce qui lui avait été enseigné pour laisser libre cours à l’expression de son esprit, fait référence aussi à une certaine énergie artistique qui fusionne avec un monde spirituel. Une liberté qui ne sort cependant pas du cadre de l’art décoratif…

Galerie Rochane, Saifi Village. Jusqu’au 14 février.




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