Le général Joseph Votel, chef du Central Command américain, chargé des opérations au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Asie du Sud. AFP PHOTO/Jim Watson
Donald Trump a annoncé en décembre le retrait des 2.000 soldats américains de Syrie, affirmant alors que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) avaient été vaincus.
"Je n'étais pas au courant de cette annonce spécifique", a déclaré le général Joseph Votel, à la tête du commandement central (Centcom) de l'armée américaine qui supervise les opérations militaires en Irak, en Syrie, en Afghanistan ou encore au Yémen. "Je n'ai pas été consulté", a ajouté M. Votel, qui doit prendre sa retraite dans les semaines à venir, devant une commission du Sénat. "Bien sûr, nous étions au courant qu'il avait par le passé exprimé le souhait et son intention de partir de Syrie", a-t-il précisé.
Cette annonce devrait alimenter les critiques selon lesquelles Donald Trump refuse d'écouter les experts qui l'entourent pour se fier à son instinct --voire aux avis de dirigeants étrangers.
Donald Trump a pris sa décision après s'être entretenu au téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui lui avait assuré que la Turquie continuerait à lutter contre les combattants de l'EI en Syrie.
Selon le général Votel, l'EI n'est pas encore battu. Les jihadistes ont toujours le contrôle d'une poche d'une cinquantaine de kilomètres carrés dans la vallée de l'Euphrate, dans l'Est de la Syrie. Il a estimé qu'entre 1.000 et 1.5000 combattants se trouvaient toujours dans cette zone, notant que des milliers d'autres se cachaient ailleurs sur le territoire syrien.


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