Le Prix France-Liban 2018 de l’Association des écrivains de langue française (Adelf) a attribué à deux ouvrages ex aequo : L’âge d’or de Diane Mazloum et Le calame noir de Yasmine Ghata.
Le jury, qui a débattu vivement ses choix, a été particulièrement sensible à l’art du montage et de la composition de Diane Mazloum. « Son roman évoque la Dolce Vita libanaise et le basculement dans le grand gâchis de la guerre, avec une plume tout à la fois énergique et empreinte de mélancolie », a déclaré le jury.
Dans son roman aux allures de conte, Yasmine Ghata donne à voir les steppes d’Asie centrale et leur rude beauté, et reconstitue les ateliers de Tabriz où travaillait un peintre énigmatique. « Sa plume se fait particulièrement subtile et délicate pour évoquer la poésie et la sagesse de ces mondes perdus », a indiqué le jury.
Ce prix est doté de 5 000 dollars grâce au soutien de la Banque Libano-Française. Il sera donc partagé entre les deux lauréates.
À signaler que Yasmine Ghata avait reçu une mention spéciale de ce même prix pour Le Târ de mon père (éditions Fayard) en 2008.
En 2017, le prix avait été remis à Lamia Ziadé pour son ouvrage illustré Ma très grande mélancolie arabe, éditions P.O.L. En 2016, le lauréat était Charif Majdalani pour Villa des femmes, éd. du Seuil.


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