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France : procès en diffamation de médias et de femmes ayant accusé de harcèlement un ex-député

Le procès en diffamation de deux médias et de plusieurs femmes accusant l'ancien député écologiste Denis Baupin d'agression sexuelle et de harcèlement s'est ouvert lundi à Paris, en l'absence de l'ancien élu.

"Mon client a dit tout ce qu'il avait à dire aux enquêteurs, il n'a jamais été poursuivi, il a été détruit pas cette affaire", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Emmanuel Pierrat.

"Nous attaquons des médias qui ont totalement manqué de prudence, qui ont diffusé de fausses informations au mépris total de la présomption d'innocence", a-t-il ajouté, répétant qu'il ne s'agissait pas de "faire le procès de Denis Baupin".

C'est pourtant bien l'intention de certains mis en cause.

"C'est le premier grand procès de l'ère #MeToo en France. C'est un procès qu'il nous fait mais nous allons le retourner", a déclaré à l'AFP le directeur de publication du site d'informations Médiapart, Edwy Plenel.

"Nous avons totalement respecté le droit de la presse. Denis Baupin et son avocat ont essayé d'étouffer la vérité. Aujourd'hui, il poursuit les victimes, toutes ces femmes, pour continuer à les impressionner, au lieu de se remettre en cause", a poursuivi le journaliste.

La justice s'était saisie le 10 mai 2016, au lendemain des accusations portées contre l'élu écologiste sur Mediapart et la radio France Inter par huit femmes - quatre anonymes et quatre élues écologistes : Isabelle Attard, Annie Lahmer, Elen Debost et Sandrine Rousseau.

Après 10 mois d'investigations, le parquet de Paris avait toutefois classé sans suite son enquête en mars 2017, considérant que si certains des faits dénoncés étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement", ils étaient "cependant prescrits".

Denis Baupin, alors vice-président de l'Assemblée nationale, avait farouchement nié ces allégations, arguant de "jeux de séduction" entre "adultes".

Le scandale avait encore terni l'image des hommes politiques français, fréquemment accusés de machisme, cinq ans après le retentissement mondial des accusations de viol contre l'ancien patron du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.

Présentes au tribunal, les quatre élues écologistes, dont certaines ont quitté la vie politique depuis cette affaire, sont déterminées à témoigner à nouveau.

Le procès est prévu pour durer jusqu'à vendredi.

Le procès en diffamation de deux médias et de plusieurs femmes accusant l'ancien député écologiste Denis Baupin d'agression sexuelle et de harcèlement s'est ouvert lundi à Paris, en l'absence de l'ancien élu."Mon client a dit tout ce qu'il avait à dire aux enquêteurs, il n'a jamais été poursuivi, il a été détruit pas cette affaire", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Emmanuel Pierrat.
"Nous attaquons des médias qui ont totalement manqué de prudence, qui ont diffusé de fausses informations au mépris total de la présomption d'innocence", a-t-il ajouté, répétant qu'il ne s'agissait pas de "faire le procès de Denis Baupin".
C'est pourtant bien l'intention de certains mis en cause.
"C'est le premier grand procès de l'ère #MeToo en France. C'est un procès qu'il nous fait mais nous allons le retourner", a...