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Moyen Orient et Monde - Défense

Le numéro deux des pasdaran lance un avertissement à l’Europe

Le numéro deux des gardiens de la révolution, Hossein Salami, lors d'une cérémonie funéraire publique en hommage aux victimes de l’attentat d’Ahvaz, le 24 septembre 2018. Atta Kenare/AFP

Un haut responsable militaire iranien a averti que son pays pourrait se retrouver contraint d’augmenter la portée de ses missiles si certains pays, notamment européens, cherchaient à « comploter » pour priver l’Iran de telles armes.

« Si les Européens, ou quiconque, cherchent à comploter pour priver l’Iran de ses missiles, nous serons contraints à un bond stratégique » en la matière, a déclaré à la télévision d’État le général de brigade Hossein Salami, commandant en second des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. « Notre stratégie de défense n’est pas gravée dans le marbre. Elle peut changer en fonction de la situation et du comportement des uns et des autres », a ajouté le général Salami dans cet entretien diffusé dans la nuit, après l’annonce samedi par Téhéran d’un tir d’essai d’un nouveau missile.

Avant cela, l’officier avait fait allusion à la doctrine stratégique iranienne qui limite officiellement à 2 000 km la portée des missiles développés par la République islamique. Mardi, l’amiral Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, l’organe ayant le pouvoir de statuer sur ces questions, avait déclaré que Téhéran n’avait « aucune volonté d’augmenter la portée de (ses) missiles », quand bien même l’Iran en a la capacité, selon l’agence officielle IRNA. La question des missiles iraniens est une pomme de discorde entre Téhéran et les Occidentaux. La résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 2015, appelle l’Iran à « ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des charges nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques ». Ce paragraphe fait l’objet d’interprétations divergentes entre les Occidentaux et les Iraniens, ce qui explique le dialogue de sourds sur cette question.

Affirmant n’avoir aucune intention de se doter de l’arme atomique, Téhéran assure que ses programmes de développement de missiles sont purement défensifs, et estime par conséquent que ceux-ci sont conformes à cette résolution. L’Iran mène régulièrement des tirs d’essai de missiles balistiques ou de fusées spatiales qualifiées de « provocations » par certains pays occidentaux comme les États-Unis ou la France.

Fin janvier, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a menacé l’Iran de sanctions si celui-ci ne « renonce » pas « à sa production missilière ». Téhéran a annoncé samedi avoir testé avec « succès » un nouveau missile de croisière d’une portée supérieure à 1 350 km.

Source : AFP


Un haut responsable militaire iranien a averti que son pays pourrait se retrouver contraint d’augmenter la portée de ses missiles si certains pays, notamment européens, cherchaient à « comploter » pour priver l’Iran de telles armes.« Si les Européens, ou quiconque, cherchent à comploter pour priver l’Iran de ses missiles, nous serons contraints à un bond stratégique » en la matière, a déclaré à la télévision d’État le général de brigade Hossein Salami, commandant en second des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. « Notre stratégie de défense n’est pas gravée dans le marbre. Elle peut changer en fonction de la situation et du comportement des uns et des autres », a ajouté le général Salami dans cet entretien diffusé dans la...
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