Donald Trump. AFP / Brendan Smialowski
Donald Trump a contesté mercredi sur Twitter l'avis rendu la veille par les grandes agences de renseignement américaines sur la dénucléarisation de la Corée du Nord et la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.
Dans une série de tweets matinaux, le président des Etats-Unis a réaffirmé que l'EI serait "bientôt détruit" et qu'il y avait de "bonnes chances de dénucléarisation" en Corée.
Mardi, le directeur du Renseignement national, Dan Coats, mais aussi les chefs de la CIA, du FBI et de la NSA avaient soutenu l'inverse lors de la présentation devant le Sénat de leur évaluation annuelle des menaces auxquelles sont exposés les Etats-Unis.
Dan Coats a notamment déclaré aux sénateurs qu'il lui semblait peu probable que Pyongyang renonce à son arsenal nucléaire, s'inscrivant ainsi en faux avec les affirmations de Donald Trump selon lesquelles le régime de Kim Jong-un, que le chef de la Maison Blanche pourrait rencontrer à nouveau le mois prochain, ne constituerait plus une menace.
Le directeur du Renseignement national américain a par ailleurs prévenu que les jihadistes de l'EI continuerait à lancer des attaques contre les Etats-Unis et leurs alliés régionaux ou occidentaux à partir de la Syrie ou de l'Irak.
Donald Trump, qui avait proclamé la victoire contre l'EI lorsqu'il a annoncé fin décembre le retrait prochain des troupes américaines de Syrie, a par la suite tempéré ses propos tout en affirmant que les djihadistes seraient bientôt défaits sur le plan militaire.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine