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Sport - Endurance / 24 Heures De Daytona

Alonso au bout de la pluie

Avec patience et sang-froid, Fernando Alonso a encore ajouté une course mythique à son épais palmarès, les 24 Heures de Daytona. Andrej Isakovic/AFP

L’Espagnol Fernando Alonso a dû faire preuve de patience et de sang-froid pour ajouter à son épais palmarès une autre course mythique, les 24 Heures de Daytona, perturbée et raccourcie par de fortes pluies.

C’est dans le paddock, aux côtés de ses coéquipiers et mécaniciens de l’écurie Wayne Taylor Racing, qu’Alonso a été sacré roi de Daytona, au terme d’une matinée éprouvante pour les nerfs. Sa Cadillac DPi-V.R. frappée du n° 10 était, comme toutes les autres voitures encore en lice, stationnée à une dizaine de mètres de lui, moteur éteint et vide, sur la ligne droite d’arrivée, sous une pluie battante. Il avait imaginé, de son propre aveu, un autre scénario pour sa victoire, un an après sa première participation (38e après une série d’ennuis mécaniques) et ses grands débuts en endurance, mais le jeune retraité de la F1 ne boudait pas son plaisir. « Gagner à Daytona est clairement l’un de mes plus beaux succès, d’autant que cette course a vraiment été particulière cette année », a expliqué le double champion du monde de F1, vainqueur en 2018 avec Toyota des Six Heures de Spa et surtout des 24 Heures du Mans. « On a été parfait du début jusqu’à la fin : la voiture est restée compétitive dans toutes les conditions, piste sèche, piste mouillée, de nuit, de jour », s’est-il félicité. Parti en 6e position, la Cadillac n° 10 est passée en tête après 3h 22 min de course, grâce à un relais impressionnant d’Alonso. Il survole alors la course et prend le large, avant que son avance ne soit réduite à néant, après la première d’une longue série de suspensions provisoires de course, afin de mettre en sécurité une voiture accidentée. Toujours dans le trio de tête au moment d’entrer dans la nuit, l’équipage formé d’Alonso, de l’Américain Jordan Taylor, du Japonais Kamui Kobayashi et du Néerlandais Renger Van Der Zande est idéalement placé dans le sillage des deux Acura de l’équipe Penske. Les deux Mazda, dont la n° 55, partie en pole position, ne passeront, elles, pas la nuit, stoppées par des problèmes mécaniques. Au petit matin, la pluie redouble, transformant certaines courbes, dont le virage n° 1, en larges flaques d’eau. Dans ces conditions, les sorties de piste et accrochages se multiplient, obligeant les commissaires à sortir le drapeau jaune à 16 reprises pour évacuer les voitures accidentées. Quand la visibilité s’est encore dégradée au petit matin, la direction de course a d’abord fait rouler les voitures sous drapeau jaune pendant 30 minutes, avant de se décider à suspendre la course et de ramener les pilotes au paddock. Après 90 minutes d’interruption, la course a repris sans que les conditions ne se soient améliorées. C’est entre deux interruptions qu’Alonso, en piste pour le dernier relais, a assuré la victoire. Deuxième derrière l’autre Cadillac de son écurie, il a profité d’un tout droit dans le virage n° 1 du Brésilien Felipe Nasr pour prendre la tête. Un coup du sort qui s’est révélé capital, puisque quelques tours plus tard, la course était suspendue de nouveau, cette fois définitivement.

À 37 ans, Alonso va pouvoir se consacrer à son prochain défi, les 500 miles d’Indianapolis en mai, la seule course qui lui manque pour détenir la « Triple Couronne », comme seul avant lui le Britannique Graham Hill.

Source : AFP

L’Espagnol Fernando Alonso a dû faire preuve de patience et de sang-froid pour ajouter à son épais palmarès une autre course mythique, les 24 Heures de Daytona, perturbée et raccourcie par de fortes pluies.C’est dans le paddock, aux côtés de ses coéquipiers et mécaniciens de l’écurie Wayne Taylor Racing, qu’Alonso a été sacré roi de Daytona, au terme d’une matinée éprouvante pour les nerfs. Sa Cadillac DPi-V.R. frappée du n° 10 était, comme toutes les autres voitures encore en lice, stationnée à une dizaine de mètres de lui, moteur éteint et vide, sur la ligne droite d’arrivée, sous une pluie battante. Il avait imaginé, de son propre aveu, un autre scénario pour sa victoire, un an après sa première participation (38e après une série d’ennuis mécaniques) et ses grands débuts en endurance, mais...
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