Luis Acosta/AFP
Le pape François a célébré hier une messe géante en clôture des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), durant lesquelles il a reconnu que l’Église catholique, durement mise en cause dans les scandales de pédophilie, n’avait « pas su écouter ». François a entamé sa dernière journée au Panama en célébrant la messe pour des centaines de milliers de jeunes pèlerins (700 000, selon les organisateurs), qu’il a appelés à vivre dans le « présent » et ne pas « attendre (leur) heure ». Dieu « vous convoque et vous appelle dans vos communautés et vos villes à aller à la recherche de vos grands-parents, de vos aînés ; à vous lever et à prendre la parole avec eux et à réaliser le rêve que le Seigneur a rêvé pour vous », a-t-il déclaré. À l’issue de la cérémonie, un responsable du Vatican a annoncé que la prochaine édition de ce rendez-vous mondial des jeunes catholiques, institué par Jean-Paul II en 1986, aura lieu à Lisbonne en 2022.
Évoquant samedi les scandales d’agressions sexuelles par des religieux, le pape a déploré que l’Église, « blessée par son péché », n’ait « pas su écouter tant de cris ».
Des prélats du monde entier doivent débattre au Vatican fin février de « la protection des mineurs » au sein de l’Église. Samedi soir, François a rendu visite au Foyer du Bon Samaritain, où sont accueillies des personnes porteuses du virus du sida. Le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques dans le monde a également abordé samedi la crise des vocations sacerdotales, dont la baisse ne se dément pas.

