Le gouvernement allemand veut bannir de ses aéroports la compagnie iranienne Mahan Air, allant au-delà du régime de sanctions adopté par l’Union européenne contre Téhéran pour ses activités présumées d’élimination d’opposants en Europe, a rapporté hier la presse allemande. Le ministère des Affaires étrangères, sondé par le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung, a indiqué « ne pas fournir d’informations » sur ses « décisions prises en interne sur des sujets politiques ».
La compagnie Mahan, deuxième compagnie iranienne après Iran Air, opère quatre vols hebdomadaires à destination de Düsseldorf et Munich. Basée à Téhéran, elle avait été placée sur la liste noire américaine fin 2011 pour son soutien matériel et technique présumé à la Force al-Qods, unité d’élite des gardiens de la révolution islamique, considérée par Washington comme une organisation terroriste. Washington, via son ambassadeur à Berlin Richard Grenell, un proche de Donald Trump au verbe haut, exerce une pression quotidienne sur les groupes allemands afin qu’ils quittent l’Iran.


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