Mesures de sécurité

Bloqués sur la route de l’aéroport

Lorsqu’on décide de fermer une artère principale comme celle qui mène à l’aéroport de Beyrouth pour cause de sommet économique de la Ligue arabe, la moindre des choses est de dévier la circulation, de donner une alternative aux automobilistes, en leur indiquant les routes à prendre, schémas à l’appui. Mais nos dirigeants étaient bien trop aveuglés par l’organisation d’un événement qui, au final, n’aura attiré que deux chefs d’État, l’un mauritanien et l’autre qatari, pour se soucier du commun des mortels.

Résultat, samedi à partir de midi, et dans le cadre de mesures sécuritaires drastiques, les automobilistes en route pour l’aéroport de Beyrouth ont été bloqués durant de longues heures dans des embouteillages de plusieurs kilomètres. Sans possibilité de trouver la moindre issue alternative. Car il fallait bien sûr laisser la voie libre au passage des délégations arabes.

Les voyageurs, eux, n’ont eu d’autre choix que de descendre de voiture et de poursuivre leur chemin à pied, traînant derrière eux leurs lourds bagages. Certains ont fait le chemin à pied depuis la Cité sportive. D’autres ont pris leur mal en patience à l’intérieur de leur véhicule.

Mais l’exaspération était à son comble, relayée par des internautes en colère. « C’est ainsi que l’État humilie ses citoyens », lance un internaute sur Facebook, montrant la photo d’une femme traînant sa valise sur la route de l’aéroport. « Pour le sommet de l’échec, ils ont humilié le citoyen pour mendier quelques deniers dont ils se rempliront les poches », poste de son côté le collectif « Vous puez ! ». « Qui indemnisera les voyageurs qui ont raté leur vol, les travailleurs en retard et les malades en route pour l’hôpital ? » demande encore un troisième internaute. « Il ne fallait pas élire les mêmes », dit encore un quatrième. Faute de répondant, un internaute privilégie l’humour : « Franchement, pourquoi fermer les routes pour deux personnes ? Ils auraient pu se réunir à l’ABC. » Ou « par Skype », a ironisé un autre.

Mais y a-t-il des oreilles pour entendre et des responsables pour s’excuser ?


Lorsqu’on décide de fermer une artère principale comme celle qui mène à l’aéroport de Beyrouth pour cause de sommet économique de la Ligue arabe, la moindre des choses est de dévier la circulation, de donner une alternative aux automobilistes, en leur indiquant les routes à prendre, schémas à l’appui. Mais nos dirigeants étaient bien trop aveuglés par l’organisation d’un...

commentaires (3)

Que c'est triste....

Eleni Caridopoulou

16 h 55, le 21 janvier 2019

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Commentaires (3)

  • Que c'est triste....

    Eleni Caridopoulou

    16 h 55, le 21 janvier 2019

  • QUAND L,ABRUTISSEMENT PREVAUT ON EN SOUFFRE ET PERSONNE DES OFFICIELS NE S,EN FAIT DE LA BILE...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 58, le 21 janvier 2019

  • Le calvaire des Libanais ne connait aucun répit ! Il suffit d’avoir un peu d’imagination, par exemple effectuer des transports par hélicoptère entre l’aéroport, et le lieu du sommet, de toutes ces personnalités qui sont à l’origine de tant d’embarras de circulation. Il suffit de prévoir un hélisurface, ou autre zone d’atterrissage, et nous épargner le risque de perdre son temps, sa vie. Comment font les pompiers, les ambulances quand les routes sont bouchées… Il est temps que je prenne le pouvoir !

    L'ARCHIPEL LIBANAIS

    12 h 52, le 21 janvier 2019