Dernières Infos

Libye : dix morts en deux jours de combats entre milices près de Tripoli

AFP
17/01/2019

Dix personnes ont été tuées et 41 autres blessées, dont des femmes et des enfants, en deux jours de combats entre milices rivales au sud de la capitale libyenne Tripoli, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé rendu public jeudi soir.

Des combats violents ont eu lieu jeudi entre la localité d'al-Sbiaa et la ville d'Al Azizia, à une cinquantaine de km au sud de la capitale libyenne, a indiqué à l'AFP une source des services de secours. La veille, des affrontements entre milices tripolitaines et un groupe armé venu de Tarhouna (ouest), appelé la "7e brigade", avaient repris près de l'aéroport de Tripoli, situé à 25 km au sud de la capitale, faisant voler en éclats un accord de cessez-le-feu conclu en septembre sous l'égide de l'ONU.

Le ministère de la Santé, qui avait d'abord fait état de cinq morts et de 20 blessés, a revu son bilan à la hausse jeudi, indiquant que dix personnes avaient été tuées et 41 autres blessées. Des femmes et des enfants figurent parmi les blessés, a ajouté le ministère, sans préciser leur nombre exact.

La mission de l'ONU en Libye (Manul) avait mis en garde mercredi contre toute violation de l'accord de trêve.

Sur sa page Facebook, la Force de protection de Tripoli, une alliance regroupant les principales milices tripolitaines, avait justifié les violences par le fait que la "7e brigade" n'avait "pas respecté son engagement de se retirer en dehors des frontières de la zone militaire de Tripoli".

Depuis la conclusion de l'accord de trêve, la "7e brigade" a gardé ses positions au sud de la capitale, notamment dans le périmètre de l'aéroport, détruit en 2014 dans des violences similaires.

Les milices rivales s'adonnent à une lutte d'influence pour dominer la capitale et contrôler les institutions et les richesses du pays, plongé dans le chaos depuis la chute de régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Entre fin août et début septembre, des combats entre les deux camps ont fait au moins 117 morts et plus de 400 blessés.  Les principales milices tripolitaines affirment être loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, mais cet exécutif peine a imposer son autorité sur ces groupes.

Le pays est par ailleurs divisé avec la présence dans l'Est d'un cabinet parallèle appuyé par l'Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal Khalifa Haftar.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué